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Espagne : trois hommes condamnés à des peines de 8 à 53 ans de prison pour les attentats jihadistes de 2017 en Catalogne

Le double attentat survenu dans le nord-est de l'Espagne avait fait 16 morts et en avait blessé 140 autres. 

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Des passants assistent à l'intervention de la police, le 17 août 2017 peu après l'attaque jihadiste survenue sur les Ramblas de Barcelone (Espagne). (JOSEP LAGO / AFP)

Le 17 et 18 août 2017, deux attaques terroristes touchaient le cœur de la région catalane, à Barcelone et Cambrils, tuant 16 personnes et en blessant 140 autres. Près de quatre ans plus tard et alors que les six auteurs de ces deux attaques, revendiquées par l'organisation État islamique, étaient tombés sous les balles de la police, trois personnes ont été jugées. Mohamed Chamlal, Driss Oukabir et Bansai Ben Iazza étaient accusés d'avoir appartenu à la cellule jihadiste qui a fomenté ces attentats, ou d'en avoir été complice, pour le dernier. Ils ont été condamnés jeudi 27 mai à des peines allant de 8 à 53 ans de prison.

Mohamed Houli Chemlal et Driss Oukabir, qui étaient suspectés d'être des membres de cette cellule, ont été condamnés respectivement à 53 ans et demi et 46 ans de prison, alors que le parquet avait requis 41 et 36 ans à leur encontre. Dans son communiqué, le tribunal madrilène de l'Audience nationale, chargé notamment des affaires de terrorisme, a toutefois indiqué que leur peine effective "ne dépasserait pas 20 ans". Bansai Ben Iazza a quant à lui été condamné à 8 ans de prison pour avoir prêté un véhicule et des papiers aux assaillants.

D'autres sites visés

Durant l'enquête, Mohamed Houli Chemlal, le principal accusé, avait révélé aux enquêteurs que le plan initial de la bande était de mener des attentats à la bombe contre des sites prestigieux, comme la célèbre basilique de la Sagrada Familia, le Camp Nou (stade du FC Barcelone) et même la Tour Eiffel, à Paris. Mais les plans de la cellule avaient été bouleversés par l'explosion accidentelle de leur planque à Alcanar, à 200 kilomètres au sud de Barcelone, où les jihadistes fabriquaient des explosifs. La déflagration, qui l'avait blessé, avait précipité le passage à l'acte du groupe, endoctriné, selon l'accusation, par un imam marocain de 44 ans, Abdelbaki Es Satty.

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