Cet article date de plus de douze ans.

Première ligne de batteries lithium-ion

La société Johnson Controls-Saft a démarré à Nersac la production industrielle de batteries au lithium-ion
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
La société Johnson Controls-Saft a démarré à Nersac la production industrielle de batteries au lithium-ionLa société Johnson Controls-Saft a démarré à Nersac la production industrielle de batteries au lithium-ion

C'est la première ligne mondiale de ce type au monde. Les batteries sont destinées aux futurs véhicules hybrides et électriques de Mercedes, BMW ou encore Ford.

Ce démarrage a eu lieu en présence notamment du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et de la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal.

Ces batteries au lithium-ion, "qui fournissent deux fois plus d'énergie pour un volume deux fois moindre" que celles au nickel métal-hydrure (NiMH), équiperont dans un premier temps un modèle hybride haut de gamme du constructeur allemand Mercedes, a expliqué Franck Cecchi, directeur opérationnel chez Saft, "leader mondial des batteries haute-technologie".

L'usine de Nersac de cette co-entreprise franco-américaine peut déjà produire "10.000 unités par an et nous sommes en augmentation", a précisé M. Cecchi.

BMW puis Ford ont également signé des accords pour équiper certains de leurs modèles, à partir de 2010 et 2012.

Soulignant que l'on se trouvait encore "aux balbutiements" de cette technologie, le ministre de l'Ecologie, a estimé que "d'ici deux ans, deux ans et demi, on aura des voitures globalement capables d'avoir cette mobilité électrique aux mêmes conditions d'achat" que des véhicules thermiques.

Dans les mêmes délais, les véhicules hybrides ou électriques devraient représenter "10 ou 15% des acquisitions", selon Jean-Louis Borloo.

Des batteries recyclables


Les batteries au lithium-ion pour véhicules hybrides, qui se rechargent en roulant, ont "une durée de vie de 7 à 10 ans", a ajouté M. Cecchi, qui a assuré que "la boucle de recyclage existe" pour traiter les batteries en fin de vie.

Pour sa part Mme Royal a rappelé que les collectivités territoriales avaient contribué à hauteur de 1 million d'euros à l'investissement de 15 millions qu'a représenté le développement de cette ligne et demandé que l'éventuel succès industriel de cette production permette de "sécuriser les emplois" dans les autres divisions du groupe Saft.

Le président du directoire de Saft, John Searle, a pour sa part annoncé la création d'un consortium au côté de Valeo, Michelin, Leroy Somer, GKN et Leoni consacré au développement de "solutions complètes de tractions électriques françaises".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Environnement

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.