Pollution au large de la Corse : "Ces hydrocarbures lourds peuvent plonger, ressortir, se disperser, donc il faut qu'on soit vigilant"

La porte-parole de la préfecture maritime de Méditerranée indique sur franceinfo que des moyens sont actuellement en l'air en train de repérer les zones où dérivent les nappes d'hydrocarbures qui menacent les côtes corses.

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Radio France
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Les nappes d'hydrocarbures vue depuis un avion de la Marine nationale. (AFP PHOTO / MARINE NATIONALE)

Les nappes d'hydrocarbures de 35 km de long, repérées vendredi soir au large de la côte est de la Corse, "se rapprochent des côtes", a indiqué samedi 12 juin sur franceinfo la capitaine de vaisseau Christine Ribbes. "Ces hydrocarbures lourds peuvent plonger, ressortir, se disperser, donc il faut qu'on soit vigilant", ajoute la porte-parole de la préfecture maritime de Méditerranée.

franceinfo : Où se trouvent ces nappes d'hydocarbures ? Comment éviter l'arrivée des boulettes de pétrole sur les plages ?

Christine Ribbes. On a des moyens qui sont actuellement en l'air, en train de repérer un peu les zones. On se prépare donc conjointement à pouvoir ramasser un maximum, tout ce qu'on peut ramasser en mer et éventuellement ce qui pourrait arriver à terre. On n'est pas sur quelque chose de massif type marée noire, comme un tanker qui se serait échoué. On est bien sur un bâtiment qui a rejeté à la mer des eaux usées pleines d'hydrocarbures sur son transit.

Quel navire a causé cette pollution ? 

À l'origine de cette pollution, il y a un bateau qui aurait "dégazé", c'est-à-dire qui aurait procédé au nettoyage de sa citerne ou de sa soute, pour en ôter les résidus d'hydrocarbures.

Quels sont les moyens engagés ?

Les bouées, c'est compliqué compte tenu de la nature des hydrocarbures. On va essayer de les ramasser. C'est un travail un petit peu fastidieux avec un principe de chalutage en quelque sorte et des experts qui vont, au fur et à mesure en fonction de ce qu'ils vont repérer et des possibilités, mettre en œuvre des dispositifs différents. On a des moyens, des vedettes sur zone de différentes administrations. On a même un remorqueur de Bastia, l'Altagna, la vedette douane, la vedette des Affaires maritimes. On a aussi deux moyens lourds qui sont partis de Toulon hier, des moyens spécialisés avec du matériel spécialisé, des experts de la lutte antipollution et qui arrivent sur zone au plus vite.

Combien de temps faudra-t-il pour ramasser toutes les boulettes ?

Cela dépend de la dérive et cela dépend de plein de paramètres. Ces hydrocarbures lourds peuvent plonger, ressortir, se disperser, donc il faut qu'on soit vigilant. On va suivre la situation au plus proche, tous ensemble, à la fois en mer, coordonnée avec le préfet maritime de la Méditerranée qui est à la manœuvre, mais aussi à terre avec les équipes du préfet de Haute-Corse actuellement qui travaillent.

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