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Vidéo "Roundup, c'est l'idéal" : quand Monsanto vantait son désherbant "biodégradable"

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 1 min.
Roundup : quand Monsanto vendait un désherbant “biodégradable”_v2
Article rédigé par
Awa Sané - Thomas Baïetto
France Télévisions

Cancérogène "probable" pour l'homme et "certain" pour l'animal à cause du glyphosate qu'il contient, le Roundup a longtemps été présenté dans les publicités de Monsanto comme un désherbant propre et sans danger.

"Roundup de Monsanto, très proche de la nature." Mercredi 6 février s'ouvre à Lyon le nouveau procès en appel de l'agriculteur Paul François contre la firme Monsanto. L'entreprise avait été condamnée en première instance et en appel en 2015, une décision annulée à l'été 2017 par la Cour de cassation. Ce céréalier a attaqué la multinationale car il estime avoir été gravement intoxiqué par le Lasso, un herbicide de Monsanto désormais interdit.

Le Roundup, un herbicide au glyphosate, substance classée cancérogène probable pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer en 2015, ne fait, lui non plus, plus partie de la gamme des produits vendus par la multinationale. Mais elle l'a longtemps présenté comme propre et sans danger.

Les publicités du groupe agrochimique diffusées dans les années 1980 et 1990 ont mal vieilli. Un spot de 1982 vante un produit "providentiel, propre et durable". Dans un autre, de 1992, un agriculteur dit tout le bien qu'il pense de cet herbicide "idéal". "Cela agit très vite et, une semaine après, je peux préparer ma terre et semer. Et en plus, Roundup, ça ne laisse pas de résidus dans le sol", s'exclame-t-il.

Une amende pour "publicité mensongère"

Dans la célèbre publicité mettant en scène Rex, un chien qui n'aime pas les mauvaises herbes, une voix off présente "Roundup, le premier désherbant biodégradable. Il détruit les mauvaises herbes de l'intérieur jusqu'aux racines et ne pollue ni la terre, ni l'os de Rex." Or, l'herbicide a été retrouvé dans 38% des cours d'eau analysés par le Commissariat général au développement durable. Cette dernière publicité a d'ailleurs valu à Monsanto une condamnation à 15 000 euros d'amende pour "publicité mensongère" en 2007.

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