Le glyphosate n'est pas cancérigène pour l'homme, selon l'Agence américaine de protection de l'environnement

Cette annonce vient confirmer les conclusions d'un précédent rapport, publié en septembre 2017 après plusieurs dizaines d'années d'études.

Un agriculteur répand du glyphosate, en Bavière (Allemagne), en mars 2019.
Un agriculteur répand du glyphosate, en Bavière (Allemagne), en mars 2019. (SVEN SIMON / FRANKHOERMANN / AFP)
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L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a déclaré, mardi 30 avril, que le glyphosate n'était pas cancérigène pour l'être humain. "L'EPA continue de constater qu'il n'y a pas de risques pour la santé publique lorsque le glyphosate est utilisé dans le respect des normes et que le glyphosate n'est pas cancérigène", écrit l'agence dans un communiqué.

Cette annonce vient confirmer les conclusions d'un précédent rapport, publié en septembre 2017 après des dizaines d'années d'études, dans lequel elle estimait que le glyphosate n'était vraisemblablement pas cancérigène pour les humains.

Classé "probablement cancérigènes" par l'OMS

Avec cette déclaration, l'agence contredit plusieurs décisions récentes de la justice américaine qui ont estimé que ce produit chimique contenu dans de nombreux herbicides était à l'origine de cancers. En mars, un jury de San Francisco a accordé 80 millions de dollars de dommages et intérêts à un plaignant qui affirmait que le Roundup était la cause de son cancer.

En Europe, la France, la Hongrie, les Pays-Bas et la Suède sont chargés d'évaluer l'herbicide. Ils doivent rendre un rapport en juin 2021. De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé, en 2015, le glyphosate parmi les produits "probablement cancérigènes pour les humains".