Glyphosate : des agriculteurs s'en passent

Les principaux syndicats agricoles estiment qu'ils ne peuvent se passer de glyphosate : ils perdraient en rentabilité. Pourtant, certains paysans ont choisi d'y renoncer.

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En Ille-et-Villaine, deux paysans ont renoncé au glyphosate. L'un est agriculteur bio, l'autre produit ses céréales en conventionnel. Tous les deux en ont fini avec le glyphosate. Au volant de son tracteur, Pascal Hervé prépare son champ pour y planter du colza. Un désherbage mécanique sans glyphosate, ni aucun produit chimique. Une méthode maîtrisée par cet agriculteur converti au bio il y a 15 ans. "Aujourd'hui on a des machines qui peuvent largement remplacer des produits chimiques", explique-t-il.

Le glyphosate, une "solution facile"

Et même si la manoeuvre prend plus de temps, elle convainc de plus en plus d'agriculteurs conventionnels, comme Jean-Paul Ronsin. Il élève des vaches qu'il nourrit avec ses propres cultures. Depuis trois ans, il prend le temps de désherber mécaniquement. Il utilise aussi un herbicide chimique en toute petite quantité, mais plus jamais de glyphosate. "Pour nous, le glyphosate est un produit chimique peu onéreux, c'était le produit qui pouvait détruire les mauvaises herbes. La solution facile", raconte-t-il. Si cet agriculteur a choisi de s'en passer, c'est par conviction. Mais aussi pour bénéficier de subventions. Une façon d'anticiper également l'interdiction du produit qui pourrait intervenir d'ici à trois ans.

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Un tracteur pulvérise des pesticides dans un champ à Bailleul (Nord), le 14 juin 2015.
Un tracteur pulvérise des pesticides dans un champ à Bailleul (Nord), le 14 juin 2015. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)