Arrêté anti-pesticides : Emmanuel Macron "soutient" le maire breton "dans ses intentions"

Le maire de Langouët a pris un arrêté interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à moins de 150 mètres des habitations. Mais la préfète a déposé un recours devant le tribunal administratif.

Emmanuel Macron, le 23 août 2019 à Paris, à la veille de l\'ouverture du sommet du G7.
Emmanuel Macron, le 23 août 2019 à Paris, à la veille de l'ouverture du sommet du G7. (MICHEL SPINGLER / POOL)
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Il soutient l'édile et en même temps la préfète. Par l'intermédiaire de Konbini, Emmanuel Macron a été sommé de prendre position par le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), vendredi 23 août. Daniel Cueff a pris un arrêté municipal interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques (qui font partie des pesticides) à moins de 150 mètres des habitations. Mais la préfète a saisi le tribunal administratif pour obtenir la suspension de l'arrêté. "Trouvez-vous cela normal ?" a demandé l'élu breton au chef de l'Etat, qui lui a répondu.

"Il y a des lois, [la préfète] doit les faire respecter, donc je serai toujours derrière les préfets qui font respecter les lois", a d'abord plaidé Emmanuel Macron. Pour le président, "la solution n'est pas de prendre un arrêté qui n'est pas conforme à la loi" mais plutôt "de mobiliser pour changer la loi". Le locataire de l'Elysée souhaite ainsi "aller vers un encadrement des zones d'épandage de pesticides", en pointant "les conséquences sur la santé publique".

"Donc Monsieur le maire, il a raison sur ses motivations", a tranché Emmanuel Macron. "Je le soutiens dans ses intentions", a-t-il insisté. "Mais je ne peux pas être d'accord quand on ne respecte pas la loi, c'est normal, et ça, on va le changer vite", a-t-il poursuivi.

"J'ai changé"

"J'avais des convictions, j'ai changé d'ailleurs ces derniers mois, très profondément", a martelé le chef de l'Etat. "J'ai aussi beaucoup lu, beaucoup appris. Les scientifiques se sont également beaucoup mobilisés et je pense qu'on a tous à apporter une part de réponse", a-t-il insisté, assurant que les manifestations de jeunes pour le climat l'avaient "fait réfléchir".