Paris a demandé à l'UE d'imposer un "contrôle systématique" sur les importations de produits frais du Japon

La semaine dernière, la France avait déjà décidé d'inspecter unilatéralement les coquillages et poissons en provenance du Japon.Les Etats-Unis ont interdit l'entrée sur leur territoire du lait, des produits laitiers, des légumes frais et des fruits en provenance de quatre préfectures, dont Fukushima.

Poireaux et choux-fleurs dans un supermarché de Tokyo (23/03/2011)
Poireaux et choux-fleurs dans un supermarché de Tokyo (23/03/2011) (AFP / Yoshikazu Tsuno)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

La semaine dernière, la France avait déjà décidé d'inspecter unilatéralement les coquillages et poissons en provenance du Japon.

Les Etats-Unis ont interdit l'entrée sur leur territoire du lait, des produits laitiers, des légumes frais et des fruits en provenance de quatre préfectures, dont Fukushima.

En Asie, les produits alimentaires japonais commencent à être délaissés par les consommateurs, qui se font également plus rares dans les restaurants nippons de plusieurs métropoles de la région, dont Séoul, Manille ou Hong Kong. Taïwan avait renforcé ses contrôles sur les produits provenant du Japon.

Au Japon, dès lundi, le lait et des légumes produits non loin de la centrale nucléaire de Fukushima ont été interdits à la vente. Dans la préfecture de Fukushima, un niveau anormal de radioactivité a été retrouvé dans du lait cru et 11 sortes de légumes, ainsi que dans du lait cru et des légumes de trois autres préfectures voisines.

Le Premier ministre japonais Naoto Kan a ordonné mercredi l'interdiction de la consommation et de la vente des produits provenant des zones à risques, notamment les épinards, les brocolis, les choux et les choux-fleurs. "Même si ces aliments sont mangés de façon ponctuelle, il n'y a pas de risque pour la santé", a toutefois affirmé le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. "Malheureusement, cette situation risque de durer longtemps, c'est pourquoi nous demandons leur interdiction dès maintenant."

Les tests sur les produits alimentaires doivent par ailleurs être étendus à dix autres préfectures autour de la centrale de Fukushima, dont certaines sont aux portes de la mégapole de Tokyo et de ses 35 millions d'habitants.

Mardi, le ministère japonais de la Santé a également intensifié les contrôles sur les poissons et mollusques pêchés le long des côtes, après la détection de radioactivité dans l'eau de mer près de la centrale.

Le gouvernement tente de rassurer
Le porte-parole du gouvernement avait appelé samedi la population à garder son calme: "Même si une personne se mettait à boire du lait contaminé pendant un an, la dose de radiations qu'elle recevrait serait équivalente à celle d'un seul scanner" à l'hôpital, avait affirmé Yukio Edano. Pour les épinards, ce niveau "serait équivalent à un cinquième de la dose reçue lors d'un scanner", selon lui.

Cette annonce intervient deux jours après l'ordre donné par le gouvernement aux autorités locales d'effectuer des tests de radioactivité à cause de l'enchaînement d'accidents à la centrale de Fukushima, située à 250 km au nord-est de Tokyo.

Pour la première fois au Japon, les autorités ont fixé des seuils légaux pour différents types d'aliments, en fonction de normes internationales et du régime alimentaire nippon.

Voir aussi:
>>