Eclairage de nuit des commerces : "Rien n'est tranché", selon le ministère de l'Energie

Le gouvernement réfléchit à un arrêté obligeant les magasins mais aussi bâtiments non résidentiels à éteindre leurs lumières entre 1 heure et 6 heures. Objectif : faire des économies d'électricité.

Une vitrine éclairée sur les Champs-Elysées, à Paris, en août 2005.
Une vitrine éclairée sur les Champs-Elysées, à Paris, en août 2005. (NEGROTTO VIVIANE / SIPA)
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Que les commerçants se rassurent, rien n'est encore officiellement décidé. Selon Le Parisien dans son édition du 29 mars (article payant), le gouvernement pourrait bientôt publier un arrêté obligeant commerces et bureaux à éteindre leurs lumières la nuit, entre 1 heure et 6 heures, afin de réduire la facture énergétique du pays. Le quotidien évoque la date du 1er juillet pour la mise en application de cette mesure, mais contacté par FTVi, le ministère de l'Energie dément et rappelle qu'aucun calendrier n'a été fixé pour le moment : "Nous sommes en pleine concertation. La date du 1er juillet a été évoquée lors d'une table ronde en décembre dernier, mais pour l'instant rien n'a été tranché", explique une porte-parole du ministère.
 
L'arrêté pourrait viser les bâtiments non résidentiels (bureaux, commerces, hôpitaux...) et interdire l'éclairage des façades, des vitrines commerciales et des intérieurs de bâtiments visibles de l'extérieur. Le texte fait partie d'un ensemble de mesures annoncées en décembre par l'ex-ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, afin de réduire la consommation d'énergie en France.
 
Une économie annuelle estimée à 700 gigawatts
 
Toujours selon Le Parisien, l'extinction obligatoire des magasins et des enseignes lumineuses commerciales durant cinq heures la nuit, permettrait de ne pas dépenser 700 gigawatts d'électricité par an, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 260 000 ménages (hors chauffage et eau chaude). L'économie est estimée à 170 millions d'euros. Là encore, cette somme n'a pas été confirmée par le ministère.
 
Cité par le journal, Claude Boulle, président de l'Union du grand commerce de centre-ville, espère que des dérogations seront délivrées pour certaines zones géographiques ou pour les périodes de Noël, par exemple. Et le Syndicat de l'éclairage, qui regroupe des acteurs du secteur, dénonce ce qui "ressemble plus à un couvre-feu qu'à une solution". "Les économies d'énergie les plus importantes sont à réaliser le jour." Et le syndicat de citer comme alternatives la mise en place de détecteurs de présence ou encore l'installation de machines faisant varier la lumière en fonction de l'éclairage extérieur.