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Les Français rejettent majoritairement l'exploitation du gaz de schiste

Les Français sont 72% à demander "l'interdiction définitive de l'exploration et de l'exploitation" de ces hydrocarbures non conventionnels, selon un sondage.

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Plusieurs milliers de personnes manifestent le 16 avril 2011 à Donzère (Drôme), contre l'exploitation du gaz de schiste.  (PHILIPPE MERLE / AFP)

ENVIRONNEMENT -  Alors que la conférence environnementale organisée par le gouvernement s'ouvre en fin de semaine, l'association écologiste WWF a interrogé les Français. Réalisé par l'Ifop et rapporté par Le Parisien, un sondage indique que 72% des personnes interrogées demande "l'interdiction définitive de l'exploration et de l'exploitation" des hydrocarbures non conventionnels, parmi lesquels figure le très controversé gaz de schiste.

La France a interdit  la technique de la fracturation hydraulique pour extraire des gaz de schiste. Pourtant, "les partisans de ce 'nouvel or noir' n'ont pas renoncé à forer le sous-sol hexagonal", rappelle Le Parisien. Or, ce sondage, réalisé par Ispos, révèle que les Français sont 72% à s'y opposer. "Et après la polémique sur les gisements de pétrole offshore au large de la Guyane [qui a coûté son poste à l'ancienne ministre de l'Ecologie, Nicole Bricq] , 65% seraient favorables à ce que l'Etat refuse les 'demandes d'autorisation de forages pétroliers en haute mer au large des côtes françaises, en particulier en Méditerranée'", précise le quotidien.

Des études sur les risques environnementaux

Par ailleurs, "95% des Français sont favorables à des études sanitaires liées aux risques environnementaux", indique le sondage. Ce projet, défendu par des associations regroupées au sein du rassemblement pour la planète (Générations futures, Réseau Environnement Santé, Association Respire, Ecologie sans frontières et Robin des toits) préconise en effet "le lancement de grandes études [...] auprès des professions exposées à des risques environnementaux, comme les agriculteurs avec les pesticides ou les ouvriers manipulant des produits chimiques, mais aussi les populations résidant à proximité de centrales nucléaires, d'incinérateurs d'ordures ou de certaines usines".

Plus généralement, indique le journal,"52% de la population attend en priorité des décisions en matière de santé-environnement".

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