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La croissance de la population urbaine est l'une des principales causes de la déforestation dans les pays tropicaux

Les exportations agricoles son la 2e, dit une étude publiée le 7 février dans Nature Geoscience.Pour des chercheurs de l'université US de Columbia, l'urbanisation est la principale responsable de la déforestation car elle provoque une élévation du niveau de vie marquée par une consommation accrue de produits agricoles, notamment d'origine animale.
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Déforestation au nord du Brésil (Antonia Scorza/ AFP)

Les exportations agricoles son la 2e, dit une étude publiée le 7 février dans Nature Geoscience.

Pour des chercheurs de l'université US de Columbia, l'urbanisation est la principale responsable de la déforestation car elle provoque une élévation du niveau de vie marquée par une consommation accrue de produits agricoles, notamment d'origine animale.

Selon l'équipe de chercheurs de l'université new-yorkaise, une idée répandue veut que les forêts peuvent être protégées en réduisant la population des zones rurales et en incitant les paysans à ne pas déboiser. Mais, "dans les décennies qui viennent, la quasi-totalité de la croissance démographique se produira en ville plutôt qu'à la campagne, ce qui va pousser la demande d'utilisation des paysages ruraux pour la production agricole commerciale".

Pour étayer leurs travaux, les scientifiques ont comparé des indicateurs économiques et démographiques de 41 pays d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie avec des données satellitaires sur la déforestation recueillies entre 2000 et 2005. Ils ont ainsi constaté que le recul des forêts est le plus prononcé là où l'urbanisation progresse vite et où le commerce des produits agricoles par habitant est élevé. Les exportations agricoles accroissent aussi la demande en terres arables, souvent gagnées sur les forêts.

Une mise en garde
A contrario, il n'y a pas de relation significative entre croissance de la population rurale, associée à une hausse locale de la demande, et déforestation. C'est pourquoi les politiques actuelles de lutte contre le déboisement "ne répondront pas, à l'avenir, à la principale cause de la déforestation", avertissent les chercheurs.

Cette mise en garde intervient alors que les pays riches se sont engagés au sommet de Copenhague sur le climat à donner 10 milliards de dollars sur trois ans aux pays en développement pour lutter le réchauffement climatique. Une part significative de cet argent devrait aller à la protection des forêts tropicales, importants puits de carbone dont la destruction accélérera le réchauffement planétaire.

Une solution pour protéger les forêts pourrait être d'améliorer les rendements des surfaces déjà défrichées, suggèrent les auteurs de l'étude.

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