La centrale de Fukushima ouvre ses portes

Pour la première fois depuis le tsunami du 11 mars dernier, les autorités japonaises ouvrent aujourd'hui les portes de la centrale nucléaire de Fukushima.

(Reuters)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

En laissant des journalistes pénétrer dans la centrale de Fukushima, huit mois après le tsunami, le message des autorités japonaises est clair : l'accident nucléaire est désormais sous contrôle.

Combinaisons intégrales antiradiations, masque respiratoire et paires de gants, une trentaine de journalistes est allée visiter la centrale nucléaire. Ils ont été conduits en bus jusqu'au site atomique, commençant par traverser les villes évacuées situées dans la zone interdite des 20 kilomètres. En se rapprochant de la centrale, ils ont pu constater que le niveau de radioactivité atteignait jusqu'à 500 microsieverts, soit la moitié de la dose annuelle maximale pour la plupart des pays, au pied des réacteurs.

Le tsunami du 11 mars avait submergé la centrale de Fukushima, faisant fusionner le combustible stocké ce qui avait provoqué des explosions. L'opérateur du site, Tepco, espère arriver à maintenir le combustible sous les 100°C d'ici le mois prochain. Mais le ministre de l'Environnement, Goshi Hosono a précisé que le démantèlement des installations prendrait encore au moins 30 ans.

Quelque 3.200 personnes travaillent à Fukushima, le directeur de la centrale assure que les réacteurs sont stabilisés mais il a reconnu que la situation était encore dangereuse.