L'Union européenne veut interdire les produits plastiques à usage unique pour lutter contre la pollution des océans

Dans sa proposition de directive, l'Union européenne prône l'interdiction des cotons-tiges en plastique, couverts, assiettes, pailles, mélangeurs de cocktails et tiges de ballons.

Des déchets plastiques sur une plage d\'Agger, au Danemark, le 9 février 2018.
Des déchets plastiques sur une plage d'Agger, au Danemark, le 9 février 2018. (PATRICK PLEUL / DPA-ZENTRALBILD / AFP)

Effarée par la quantité de déchets plastiques qui a envahi les océans, la Commission européenne a proposé, lundi 28 mai, une série de mesures pour tenter de réduire drastiquement l'utilisation d'objets à usage unique. Une dizaine de catégories de produits à usage quotidien, qui représentent à eux seuls 70% de la pollution des océans et des plages, sont ainsi dans le collimateur de Bruxelles.

Dans sa proposition de directive, l'Union européenne prône l'interdiction des cotons-tiges en plastique, couverts, assiettes, pailles, mélangeurs de cocktails et tiges de ballons. Elle propose de les remplacer par des produits fabriqués dans des matériaux plus durables. Les verres en plastique à usage unique ne seront autorisés que si le couvercle est attaché.

Les fabricants mis à contribution

Selon la proposition de directive, il incomberait aux différents pays membres de parvenir à ramasser 90% des bouteilles en plastique à usage unique d'ici 2025. La Commission suggère par exemple de mettre en place un système de consigne, qui a, selon elle, déjà fait preuve de son efficacité dans certains Etats membres. Pour les récipients alimentaires et les gobelets, les 28 devront chacun se fixer des objectifs de réduction, en proposant par exemple des produits alternatifs dans les points de vente ou en faisant payer ces récipients à usage unique.

La Commission souhaite également que fabricants des produits ciblés (paquets de chips ou de bonbons, gobelets, filtres de cigarettes, sacs plastiques légers ou ballons) aident à couvrir les coûts de la gestion et de nettoyage. Les fabricants devront aussi mieux étiqueter les produits en indiquant "le mode d'élimination des déchets, les effets néfastes du produit sur l'environnement et la présence de matières plastiques". Ce serait valable pour les lingettes ou les serviettes hygiéniques.