"L'Affaire du siècle" : les associations à l'origine de la pétition reçues à Matignon

Les associations accusant le gouvernement d'inaction climatique ont été reçues jeudi par le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

Le Premier ministre Édouard Philippe, le 14 février 2019. 
Le Premier ministre Édouard Philippe, le 14 février 2019.  (THOMAS SAMSON / AFP)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

À quatre jours de l’expiration de la requête préalable qui accuse le gouvernement d’inaction climatique, Édouard Philippe, Premier ministre, et François de Rugy, ministre de la Transition écologique, ont reçu pendant une heure jeudi les représentants de la Fondation Hulot, Greenpeace France, Notre affaire à tous et Oxfam. Ces associations avaient créé une pétition en ligne, pour lancer un recours contre l'État pour inaction climatique, qui a rapidement suscité l'adhésion des internautes.

À ce stade, ce recours devant le tribunal administratif semble inévitable. Le gouvernement récuse ces accusations. D’ici au lundi 18 février, les associations recevront un courrier qui formalise ses engagements contre le dérèglement climatique, annonce François de Rugy. "La France est déjà le pays développé, avec la Suède, qui a le moins d'émissions de gaz à effet de serre, comparé à son nombre d'habitants et comparé à son niveau d'activité économique, explique le ministre. Nous sommes à la fois pour expliquer ce que nous faisons, ce que nous avons amplifié depuis deux ans et ce que nous allons faire dans les années qui viennent." 

Les associations toujours sceptiques


Après les annonces d’Emmanuel Macron hier pour la filière auto - 700 millions d’euros pour développer les batteries électriques - le gouvernement promet de nouvelles mesures. À ce stade, Jean-François Julliard, de Greenpeace est sceptique : "On va examiner la réponse écrite qui va nous être faite dans les jours qui viennent, mais à ce stade-là, on n'a pas d'indication, d'élément laissant penser que le gouvernement va réhausser son action pour lutter contre le dérèglement climatique, donc ça veut dire qu'on reste déterminé à déposer ce recours et à aller jusqu'au bout pour tenter d'avoir à la fin une décision judiciaire qui contraigne le gouvernement là où on n'a pas réussi à le convaincre". Pure stratégie médiatique accuse-t-on du côté de l’exécutif. Dans un communiqué, Matignon invite les Français qui ont signé la pétition à participer au grand débat national pour faire des propositions.