Évacuation de Bure : Nicolas Hulot face à ses contradictions

L'État a procédé jeudi 22 février à l'évacuation d'opposants à la construction d'un lieu de stockage des déchets nucléaires à Bure (Meuse). Une décision qui met Nicolas Hulot face à ses contradictions.

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France 2

L'évacuation des opposants à Bure (Meuse) est "clairement une couleuvre à avaler pour Nicolas Hulot, une nouvelle fois face à ses contradictions, entre ses convictions de militant et ses responsabilités de ministre", raconte Hélène Hug en direct du ministère de la Transition écologique. "N'oublions pas la très grande victoire remportée le mois dernier avec l'abandon par le gouvernement de Notre-Dame des Landes (Loire-Atlantique). Il en avait fait un casus belli, ce qui n'est pas le cas de Bure", poursuit la journaliste.

Un exemple de fermeté

"Officiellement, aucun parallèle entre les deux dossiers selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, explique Hélène Hug. Mais après l'abandon de Notre-Dame des Landes, vécu par beaucoup comme un renoncement, il y avait urgence pour le gouvernement à faire un exemple de fermeté. Il a choisi Bure où évacuer une quinzaine de zadistes est beaucoup moins périlleux que plusieurs centaines à Notre-Dame des Landes."

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Des gendarmes évacuent les opposants au site de déchets nucléaires à Bure (Meuse) le 22 février.
Des gendarmes évacuent les opposants au site de déchets nucléaires à Bure (Meuse) le 22 février. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)