COP26 : une centaine de pays s'engagent à réduire les émissions de méthane de 30% d'ici 2030

Les membres de l'Union européenne et les Etats-Unis font parties des pays signataires.

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Deux personnes devant le logo de la COP26 à Glasgow (Royaume-Uni), le 2 novembre 2021. (PAUL ELLIS / AFP)

Un nouvel accord pour lutter contre le dérèglement climatique. Une centaine de pays, dont ceux de l'Union européenne et les Etats-Unis, se sont engagés, mardi 2 novembre, pendant la COP26 à Glasgow (Royaume-Uni), à réduire leurs émissions de méthane, puissant gaz à effet de serre, de 30% d'ici 2030 par rapport à 2020, a annoncé la présidente de la Commission européenne. "Le méthane est l'un des gaz que nous pouvons réduire le plus vite", a souligné Ursula Von der Leyen aux côtés du président américain Joe Biden, rappelant que ce gaz est responsable d'"environ 30%" du réchauffement de la planète depuis la Révolution industrielle.

>> COP26 : on vous explique ce qu'est le méthane, l'autre gaz à effet de serre qui réchauffe le climat.

"C'est un des plus puissants gaz à effet de serre", a renchéri le président américain Joe Biden, assurant que les signataires de cet engagement représentaient 70% du PIB mondial. Les Etats-Unis et l'Union européenne avaient annoncé mi-septembre travailler ensemble sur ce projet d'accord, rejoint depuis par des dizaines d'autres pays dont le Canada, la Corée du Sud, le Vietnam, la Colombie ou l'Argentine. Ces pays représentent 40% des émissions mondiales de méthane. Mais de gros pollueurs, comme la Chine, la Russie et l'Inde, manquent à l'appel.

Deuxième gaz à effet de serre lié à l'activité humaine

Le méthane (CH4), émis par l'agriculture et l'élevage, les combustibles fossiles et les déchets, est le deuxième gaz à effet de serre lié à l'activité humaine après le dioxyde de carbone (CO2). Même s'il fait moins parler de lui, son effet de réchauffement est environ 29 fois plus important par kilogramme que celui du CO2 sur un horizon de cent ans, et environ 82 fois sur une période de vingt ans.

Réduire ces émissions représente donc une "opportunité importante" de ralentir le réchauffement "à court terme" et "d'aider à combler l'écart entre les trajectoires actuelles et celles compatibles avec un réchauffement de +1,5°C ou 2°C", a souligné la semaine dernière le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) sur les émissions.

Interrogée par franceinfo, Marielle Saunois, chercheuse au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE), juge cet accord "très encourageant", mais prévient : "Cela reste assez vague. Ce genre de promesse doit être suivi d'un plan concret à l'échelle de chaque pays."

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