VIDEO. "Ils écoutent Bolsonaro, Trump et Abe, vous imaginez la plaisanterie ?" : Greenpeace dénonce l'échec de la COP25

Au rythme actuel, le mercure pourrait gagner jusqu'à 4 ou 5°C d'ici la fin du siècle par rapport à l'ère pré-industrielle.

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Greenpeace ne cache pas sa déception : "C’est un échec". Dans sa ligne de mire : l'accord final de la COP25, la conférence climat de l'ONU. "Ils n'écoutent pas les jeunes, ils n'écoutent pas les îles, ils écoutent Bolsonaro, Trump et Abe, vous imaginez la plaisanterie ?", s'est emportée la patronne de Greenpeace, Jennifer Morgan, samedi 14 décembre, à la veille de la clôture du sommet.

Etats-Unis, Chine, Inde, Japon... Pendant ces deux semaines de réunion, les plus grands pays émetteurs de gaz à effet de serre n'ont pas fait preuve de volonté de faire plus et plus vite contre le réchauffement de la planète qui amplifie un peu partout tempêtes, canicules ou inondations.

Pour que l'espoir de limiter le réchauffement à +1,5°C, objectif idéal de l'accord de Paris, ne s'envole pas, il faudrait réduire les émissions de CO2 de 7,6% par an, chaque année dès l'an prochain et jusqu'à 2030, ce qui nécessiterait une transformation inédite de l'économie mondiale. Au contraire, les émissions continuent à croître. Au rythme actuel, le mercure pourrait gagner jusqu'à 4 ou 5°C d'ici la fin du siècle par rapport à l'ère pré-industrielle.

Franceinfo est partenaire de la consultation "Agissons ensemble pour l'environnement" avec Make.org. Si vous souhaitez y participer, vous pouvez proposer vos idées et voter sur celle des autres participants dans le module ci-dessous.

Le sommet de la COP25 à Madrid, le 13 décembre 2019.
Le sommet de la COP25 à Madrid, le 13 décembre 2019. (CRISTINA QUICLER / AFP)