"On peut comprendre que certaines parties de la chasse doivent être rediscutées", assure Willy Schraen, le patron des chasseurs

"On est prêts à évoluer avec la societé" mais "ce qu'on a en face de nous, ce sont des extrémistes", a déclaré Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs, mardi 18 août sur France Inter.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un petit groupe de chasseurs de lièvres. (photo d'illustration) (VINCENT MOUCHEL / MAXPPP)

"Je ne crois pas qu'on défende réellement la cause animale à travers ce qu'il se passe", affirme mardi 18 août sur France Inter Willy Schraen, le président de la Fédération nationale des chasseurs, allusion notamment au projet de référendum d'initiative partagée contre la maltraitance animale, qui a franchi lundi le cap des 500 000 signatures, et à la polémique sur la chasse à la glu.

"La chasse a bougé énormément de choses. On est prêts à évoluer avec la société et on peut comprendre que certaines parties de la chasse doivent être rediscutées et améliorées. Mais ce qu'on a en face de nous, ce sont des extrémistes", a-t-il déclaré. La chasse à la glu, que la nouvelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili veut faire interdire, pour mettre notamment la France en conformité avec la directive européenne sur les oiseaux, "est une chasse qui n'est pas tuante", assure Willy Schraen.

On attrape les oiseaux, on les garde pour en faire des appelants et on les relâche à la fin de la saison. Ça n'a aucun impact sur la biodiversité. C'est ma conception de la nature.

Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs

sur France Inter

"Arrêtons d'emmerder les Français, arrêtons d'emmerder les ruraux, laissons les gens tranquilles. Ce sont des gens heureux", explique Willy Schraen.

Et alors que la Cour de justice de l'Union européenne doit statuer, au printemps, à la demande du Conseil d'Etat qui veut savoir dans quelles conditions la chasse à la glu pourrait faire l’objet d’une dérogation, le président de la Fédération nationale des chasseurs s'interroge : "Fallait-il, six mois avant, faire un geste politique en disant 'on ne va pas chasser avec les gluaux cette année' ? On va attendre que la justice s'exprime et ensuite on respectera la loi", a-t-il promis.

Enfin il assure qu'avec Barbara Pompili, "une femme intelligente, on a juste un mauvais démarrage mais je pense qu'on peut gommer tout ça. On va se remettre autour de la table rapidement, j'espère, avec elle et on peut parler. On a envie de moderniser cette chasse, il y a des tas de choses à discuter avec la ministre", conclut Willy Schraen.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.