Face à des écologistes "pas très majoritaires", les chasseurs veulent "cajoler l'opinion publique, qui ne connaît pas bien la chasse"

Le lobbyiste et conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs, Thierry Coste, estime qu'"à chaque fois que l'opinion publique connaît bien la chasse, elle n'est plus anti-chasse".

Deux chasseurs accompagnés de leurs chiens lors du jour d\'ouverture de la chasse, le 30 septembre 2018.
Deux chasseurs accompagnés de leurs chiens lors du jour d'ouverture de la chasse, le 30 septembre 2018. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)
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Alors que la chasse ouvre dimanche 8 septembre dans 46 départements, le lobbyiste et conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs Thierry Coste explique que, "autant le président de la Ligue de protection des animaux (LPO) est anti-chasse, autant sur le terrain on s'entend bien avec les gens".

"Diviser par deux le prix du permis de chasse national, c'était un engagement du président de la République Emmanuel Macron, il l'a tenu [il y a un an]. C'est pour les chasseurs quelque chose qui montre bien qu'on reconnaît leur activité. Par ailleurs, puisqu'il y a beaucoup de sangliers à chasser, la mobilité va permettre aussi d'aller chasser les sangliers là où il y en a trop", déclare Thierry Coste, admettant qu'on peut voir cette décision comme un cadeau aux chasseurs, "on peut le voir comme ça".

La Fédération critique envers les quotas de chasse aux oiseaux

Un cadeau qui fait l'objet de nombreuses critiques, comme la publication la semaine dernière des quotas de chasse aux oiseaux. "Si vous arrêtez la chasse sur un territoire, vous arrêtez aussi la gestion du territoire. Quand on gère bien la faune, elle se développe", affirme-t-il. "On livre des batailles comme les ONG, comme les associations de protection de la nature. D'ailleurs, dans beaucoup de cas on s'entend très bien avec elles, autant le président de la Ligue de protection des animaux (LPO) est anti-chasse, autant sur le terrain on s'entend bien avec les gens".

Le principe de base c'est que si vous arrêtez la chasse sur un territoire vous arrêtez aussi la gestion du territoire.Thierry Coste, président de la Fédération nationale des chasseursà franceinfo

"Nécessairement tout va se dégrader, nous on ne prélève que les intérêts du capital", insiste Thierry Coste, avant d'assurer pouvoir en convaincre les Français : "Les écologistes, je ne pense pas qu'ils soient très majoritaires. Ce qui compte c'est qu'on cajole, nous aussi, l'opinion publique qui ne connaît pas bien la chasse. Et à chaque fois qu'elle la connaît bien, elle n'est plus anti-chasse. Il y aura toujours des extrémistes anti-chasse, mais ce n'est pas le problème. Il faut qu'on arrive à parler au grand public."