Chasse à la glu jugée illégale : "Une victoire-étape" pour la Ligue de protection des oiseaux, qui espère que "d’autres pratiques seront revisitées"

Le président de l'association, Allain Bougrain-Dubourg, s'est réjoui de la décision européenne, qui juge illégale la chasse à la glu (une sorte de colle). Il espère que d'autres pratiques, comme l'utilisation de filets, ou l'étranglement des oiseaux, seront prochainement interdites.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Allain Bougrain-Dubourg, le président de la Ligue de protection des oiseaux, en octobre 2019. (BOUTON FRANTZ / MAXPPP)

La chasse à la glu jugée illégale par la Cour de justice de l’Union européenne est "une victoire-étape", pour le président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui espère que "d’autres pratiques seront revisitées". C'est ce qu'a indiqué Allain Bougrain-Dubourg sur franceinfo après la décision de la justice européenne mercredi 17 mars.

"Ce jugement singulier nous amène à revisiter d‘autres pratiques, notamment dans le Sud-Ouest, où on utilise encore des filets et des matoles, qui sont des pièges en grillage, dans le Massif-Central où on écrase les oiseaux avec des pierres plates pour les lecques, en Ardennes où on étrangle avec des collets", a poursuivi le président de la LPO.

"Que diable ! On est au XXIe siècle, un peu de décence", a lancé Allain Bougrain-Dubourg, qui reproche à la France de jouer un double-jeu. "On ne peut pas à la fois prétendre être un pays exemplaire en matière de biodiversité – on va accueillir l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) pour son congrès mondial à Marseille, la France fait 'cocorico' pour la biodiversité – et puis dans le même temps faire perdurer des démarches de cette nature."

"C’est la première fois qu’on conjugue le bien-être animal, la faune sauvage et la biodiversité."

Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux

à franceinfo

En revanche, Allain Bougrain-Dubourg estime "qu’on assiste à un grand gâchis, parce qu’on aurait pu éviter tant de souffrance, et tant d’oiseaux capturés injustement si on avait suivi l’évidence qui s’imposait en ce début du XXIe siècle, c’est-à-dire qu’on arrête avec ce piégeage insupportable".

Il salue cette décision de la Cour de justice "très intéressante" dans sa recommandation à la France : "D’abord, elle a indiqué que la tradition n’est pas un argument pour exploiter la nature. Ensuite, elle a rappelé qu’il y avait une non-sélectivité, ce que la LPO dénonce depuis bien longtemps. Il y a quelque chose de nouveau, elle recommande de prendre en compte les exigences du bien-être animal dans le cadre des activités comme celle-ci."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Biodiversité

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.