VIDEO. Mort de Rémi Fraisse : les règles d’utilisation des grenades offensives

Les forces de l’ordre utilisent les grenades offensives dans deux cas particuliers. France 2 revient sur les procédures des policiers et gendarmes lors d’affrontements comme ceux sur le site du barrage de Sivens.

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France 2

Rémi Fraisse aurait succombé à un tir de grenade offensive OF1. Une munition bien particulière utilisée par les forces de l’ordre dans les situations les plus violentes. Son objectif : assourdir les assaillants par la puissance de sa déflagration. Mais avant de s’en servir, les gendarmes mobiles déposent d’un arsenal plus léger, notamment les boucliers et bâtons de protection. L’étape suivante est la dispersion des manifestants. En cas de refus, les forces de l’ordre utilisent les jets d’eau et les gaz lacrymogènes.

Des munitions plus offensives

Mais quand la situation est hors de contrôle, il y a sommation : les policiers alertent les assaillants qu’ils vont charger et utiliser des munitions plus offensives, comme la fameuse grenade qui aurait tué Rémi Fraisse.

"Le gendarme ne prend jamais seul une décision de ce type, sauf en cas de légitime défense. C’est soit l’autorité civile, soit le commandant de la troupe dans deux cas particuliers, si des violences sont exercées sur la troupe ou s’il n’est pas possible de défendre autrement le terrain qu’on occupe", assure au micro de France 2 le colonel Philippe Guichard.

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Face à face entre gendarmes et opposants au projet de barrage de Sivens, le 1er septembre 2014, dans la forêt à Lisle-sur-Tarn.
Face à face entre gendarmes et opposants au projet de barrage de Sivens, le 1er septembre 2014, dans la forêt à Lisle-sur-Tarn. ( MAXPPP)