Barrage de Sivens : consensus de l'ensemble des acteurs pour évaluer les besoins en eau dans la vallée du Tescou

Ce consensus entre les 51 acteurs (élus locaux, associations, agriculteurs) est historique. Le projet initial du barrage de Sivens avait provoqué une large contestation, au cours de laquelle le militant Rémi Fraisse avait été tué en 2014.

Vue de la ZAD de Sivens (Tarn), le 2 novembre 2014.
Vue de la ZAD de Sivens (Tarn), le 2 novembre 2014. (REMY GABALDA / AFP)
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Près de cinq ans après la mort de Rémi Fraisse et l'abandon du barrage de Sivens, l'instance de co-construction (ICC), qui réunit notamment élus locaux, associations environnementalistes et agriculteurs, a voté lundi 9 septembre en faveur de la réalisation d'une étude complémentaire pour évaluer les besoins en eau de la vallée du Tescou (Tarn), a constaté le journaliste de franceinfo sur place.

Une réunion était organisée lundi matin à la maison forestière de Sivens, à Lisle-sur-Tarn, pour rendre un arbitrage autour d'un nouveau projet d'irrigation. Ce consensus est historique, c'est la première fois que les 51 participants se mettent d'accord lors d'un vote.

Une étude d'un mois

L'étude doit commencer dans quinze jours, le temps d'établir un cahier des charges et doit durer un mois. Elle sera supervisée par l'Agence de l'eau, le département du Tarn et l'État. L'étude doit permettre d'établir un diagnostic des besoins en eau des agriculteurs irrigants, des collectivités locales et des maraîchers, situés dans la vallée du Tescou.

Le projet initial de barrage de Sivens avait suscité une levée de boucliers d'opposants et la mise en place en 2013 de la ZAD de la Métairie neuve. Le 26 octobre 2014, lors d'une manifestation sur cette ZAD, Rémi Fraisse, un jeune militant de 21 ans, avait succombé à l'explosion d'une grenade offensive tirée par un gendarme. Quelques mois plus tard, en mars 2015, la ZAD était évacuée, avant l'abandon du projet. Les discussions se sont ensuite ouvertes au sein de l'ICC pour une solution alternative permettant notamment de répondre aux besoins en eau de l'agriculture locale.