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Au moins 207 défenseurs de l'environnement ont été tués en 2017, selon l'ONG Global Witness

Plus de 200 leaders autochtones, rangers chargés de protéger la faune sauvage ou locaux défendant leur terre, ont été tués dans 22 pays, dont une majorité en Amérique latine, l'an dernier.

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France Télévisions
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Des manifestantes réclament justice pour Berta Caceres, militante écologiste hondurienne, tuée un an plus tôt, le 2 mars 2017, à San Salvador. (MARVIN RECINOS / AFP)

Pour s'être opposées à des projets miniers, forestiers ou agro-industriels, au moins 207 personnes ont été tuées dans le monde, en 2017, selon Global Witness. C'est l'année la plus meurtrière pour les défenseurs de l'environnement, selon ce rapport, intitulé "A quel prix ?" (en anglais), publié mardi 24 juillet par l'ONG britannique. Il surpasse celui de 2016, avec au moins 200 morts, mais est sans doute bien en deçà de la réalité, selon Global Witness. 

Pour Global Witness, "le lien" est clair entre cette violence et nos produits de consommation courante : "Agriculture de masse, mines, braconnage, abattage forestier... alimentent en composants et ingrédients les rayons de nos supermarchés, qu'il s'agisse d'huile de palme pour les shampooings, de soja pour le bœuf ou de bois pour nos meubles""Ceux qui défendent leurs terres face à une agriculture destructrice" subissent en particulier une recrudescence d'attaques, s'alarme l'ONG, qui "appelle gouvernants mais aussi entreprises à agir"

Des activistes locaux sont assassinés tandis que des gouvernements et des entreprises privilégient les profits rapides par rapport à la vie humaine.

Ben Leather, de Global Witness

dans un communiqué

Leaders autochtones, rangers chargés de protéger la faune sauvage ou "personnes ordinaires" défendant leur terre ou leur rivière, ces victimes ont été recensées dans 22 pays, à 60% en Amérique latine. Le Brésil a connu la pire année, avec 57 meurtres. En Afrique, sur 19 meurtres (12 en République démocratique du Congo), 17 étaient liés au braconnage ou à des activités minières illégales. Pour ce qui est de l'Asie, 48 personnes ont été tuées aux Philippines, selon Global Witness.

Un quart des homicides sont liés à l'"agrobusiness". Quarante ont eu lieu sur fond de disputes minières (33 en 2016), 26 en lien avec l'abattage de forêts, et un nombre record de 23 personnes, surtout des rangers africains, ont été tuées en tentant de protéger les animaux des braconniers.

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