La pollution provoque 155 annulations de vols à Pékin

Un brouillard riche en particules fines a recouvert la capitale chinoise. Selon l'ambassade des Etats-Unis à Pékin, la pollution a dépassé lundi matin le niveau "dangereux", soit le pire niveau.

La pollution atmosphérique a recouvert plusieurs quartiers de Pékin (Chine), comme celui de la gare de l\'Ouest, le 10 janvier 2012.
La pollution atmosphérique a recouvert plusieurs quartiers de Pékin (Chine), comme celui de la gare de l'Ouest, le 10 janvier 2012. (LIU CHANGLONG / XINHUA)
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155 vols annulés ou retardés à Pékin dans la matinée du mardi 10 janvier : c'est la conséquence de la pollution atmosphérique qui a recouvert la capitale chinoise, d'après le site internet de l'aéroport international de Pékin. L'ambassade des Etats-Unis à Pékin, qui calcule de façon indépendante le degré de qualité de l'air, a indiqué que la pollution dépassait lundi matin le niveau "dangereux", soit le pire niveau.

Pourtant, les autorités chinoises continuent de considérer que la qualité de l'air est "bonne". Le centre météorologique national a de son côté indiqué que la capitale chinoise était touchée par un "brouillard" réduisant la visibilité à 200 mètres dans certains quartiers.

APTN

Des critères différents pour mesurer la pollution

L'ambassade des Etats-Unis et la Chine n'ont pas les mêmes critères pour évaluer la qualité de l'air. Les relevés du ministère de l'Environnement chinois se concentrent sur les particules fines PM10, alors que l'ambassade américaine mesure les particules fines PM2,5, plus petites. Or, celles-ci peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires.

Toutefois, la municipalité de Pékin a annoncé vendredi qu'elle publiera les données sur les particules fines à partir du mois de janvier. Elle répondra ainsi à la demande d'un nombre croissant de Pékinois, excédés par les menaces sur leur santé que fait peser l'air ambiant.

En plus des nombreuses centrales thermiques à charbon, la pollution à Pékin est alimentée par les industries dans la conurbation, et la circulation automobile, qui ne cesse d'augmenter. Un total de 240 000 voitures supplémentaires sont arrivées en 2011 dans les rues de la mégalopole, où il en circulait déjà cinq millions.

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