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Elections en Turquie : le quitte ou double pour le président Erdogan

Près de 54 millions d'électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche en Turquie pour élire leurs députés. Des élections législatives en forme de plébiscite pour ou contre Recep Tayyip Erdogan. Le président turc islamo-conservateur espère obtenir une large majorité des deux tiers. Son parti, l’AKP, est donné en tête mais il pourrait reculer et les pro-kurdes du HDP effectuer une percée.
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Radio France
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 (Les Turcs votent dimanche pour élire leurs députés dans un scrutin déterminant pour l'avenir du président Recep Tayyip Erdogan, qui espère une large victoire de son parti pour renforcer son emprise contestée sur le pays © REUTERS/Murad Sezer)

Recep Tayyip Erdogan a fait de cette élection législative un référendum sur sa personne. Il voudrait renforcer les pouvoirs du président, aujourd’hui largement honorifiques, et pour cela il a besoin que son parti, l’AKP (Parti de la justice et du développement), obtienne une majorité des deux tiers au parlement, qui compte 550 sièges. Si les islamo-conservateurs obtiennent 330 sièges, Erdogan pourra alors organiser un référendum mais en-deçà il pourrait dire adieu à son projet d’hyperprésidence. 

L’AKP a remporté haut la main toutes les élections depuis 2002 mais aujourd’hui il y a une forme d’usure du pouvoir. La situation économique se dégrade et surtout les sondages montrent que les Turcs dans leur grande majorité ne sont pas favorables au renforcement des pouvoirs présidentiels. 

L’AKP devrait rester, à l’issue de ce scrutin, la première force politique de Turquie mais deux partis pourraient empêcher les islamo-conservateurs d’obtenir le nombre de sièges suffisants pour voter le projet constitutionnel du président Erdogan. Il s’agit du parti laïc, le CHP (Parti républicain du peuple), donné entre 26% et 28% dans les sondages, et du parti kurde, le HDP (Parti démocratique du peuple), crédité de plus de 10% et qui pourrait lui entrer pour la première fois de son histoire au parlement.

Le reportage à Istanbul de Christian Chesnot et l'analyse de Didier Billon, spécialiste de la Turquie, directeur adjoint de l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), au micro de Jule Lavie
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