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Biélorussie : "Celui qui a commis un acte avec intention terroriste, c'est le président Loukachenko", affirme RSF qui porte plainte

L'ONG a déposé plainte mardi en Lituanie pour "détournement à des fins terroristes". 

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Radio France
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Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, le 17 septembre 2020 à Minsk (Biélorussie). (TUT.BY / AFP)

"Celui qui a commis un acte avec intention terroriste, c'est Loukachenko", a affirmé mardi sur franceinfo Christophe Deloire, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF). L'association a porté plainte en Lituanie contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko pour "détournement à des fins terroristes", à la suite du déroutement d'un avion de ligne européen et l'arrestation d'un journaliste d'opposition qui se trouvait à son bord.

"La plainte que nous avons développée en Lituanie, sur fondement du droit pénal lituanien, est parfaitement cohérente en fait et en droit" justifie Christophe Deloire. Dans le droit pénal lituanien "un détournement d'avion est puni dès lors qu'il met en danger, qu'il menace la vie ou la santé de l'équipage. Cela a été le cas", explique le secrétaire général de RSF. Il ajoute que le fait terroriste est "caractérisé par l'intention d'intimider le public ou une partie du public. Très clairement, il y avait une volonté d'intimider au moins les journalistes et plus largement la population".

"Mettre fin à l'impunité de ceux qui commettent de tels actes."

Christophe Deloire

à franceinfo

L'action judiciaire de RSF vise "la responsabilité individuelle de Loukachenko, qui ne saurait considérer qu'il est protégé par une forme d'immunité en tant que président". Mais Christophe Deloire attend des Etats démocratiques "de bonne volonté" un plan à l'intention du président biélorusse. Il évoque "des sanctions, des mesures politiques, économiques, des sanctions individuelles". Les décisions de l'Union européenne relatives à l'espace aérien "font partie" de l'arsenal de sanctions. Mais RSF plaide surtout pour "un ensemble de mesures suffisantes sur le temps, assez coordonnées, pour que le régime de Loukachenko se sente insécurisé, fragilisé et qu'il mette fin à cette répression contre les journalistes". Christophe Deloire pousse aussi pour "qu'une enquête internationale" soit menée. Elle est "absolument essentielle pour faire la lumière sur ce qui s'est passé et mettre fin à l'impunité de ceux qui commettent de tels actes".

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