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Deux Rwandais renvoyés aux assises en France

Deux anciens bourgmestres rwandais, Octavien Ngenzi et Tito Barahira, seront jugés aux assises pour leur participation présumée au génocide, ouvrant la voie à un deuxième procès en France pour les massacres de 1994.
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Radio France
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  (Entre avril et juillet 1994, 800.000 personnes avaient été tuées au Rwanda © Noor Khamis reuters)

 

Tito Barahira et d'Octavien Ngenzi, deux génocidaires rawandais présumés, ont été mis en cause par de nombreux témoins, pour avoir participé au massacre de centaines de Tutsi réfugiés dans une église de la commune de Kabarondo dans l'est du Rwanda, le 13 avril 1994.

Ils seront jugés pour génocide et crimes contre l'humanité selon une décision prise par la justice française ce vendredi. Ce renvoi aux assises intervient deux mois après la condamnation de Pascal Simbikangwa, un ex-officier de la garde présidentielle rwandais, à 25 ans de réclusion criminelle pour génocide, au terme d'un procès historique de six semaines vingt ans après les tueries.

Mais ce deuxième procès, celui de Tito Barahira et d'Octavien Ngenzi, qui s'étaient succédé à la tête de Karabondo entre 1977 et 1994, sera différent puisque des victimes ou des proches de victimes seront présents, neuf étant parties civiles aux côtés des associations comme le Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) :

"C'est la preuve que notre travail est pris au sérieux par les juges ", Alain Gauthier, président du CPCR

De son côté, l'avocat de Tito Barahira n'exclut pas de saisir la cour d'appel de Paris pour contester le renvoi. Dans cette affaire, les juges estiment, à partir des témoignages, que Tito Barahira avait participé activement à une réunion le 13 avril 1994 dans un stade de football où la population avait été appelée à tuer des Tutsi.

Des centaines de personnes furent tués à coups de gourdins, de lances, de flèches, de machettes

Ce jour là, des centaines de réfugiés, essentiellement tutsi, ont été regroupés autour de l'église de Kabarondo pour échapper aux tueries. En quelques heures, des centaines de personnes furent tués à coups de gourdins, de lances, de flèches, de machettes, de grenades ou d'armes à feu, comme l'ont raconté des survivants.

Une fois la porte de l'église défoncée, des survivants y furent massacrés. C'est lors de ce terrible épisode que serait intervenu Ngenzi et aussi Barahira, également accusés d'avoir participé au un tri entre Hutu et Tutsi.

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