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Deux morts à Bangui après l'attaque d'une église

La situation est toujours très préoccupante en Centrafrique où deux nouvelles victimes sont à déplorer. Une nouvelle flambée de violence liée à l'attaque d'une église cette semaine.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Les manifestations se succèdent et prennent pour cible les militaires étrangers © Goran Tomasevic reuters)

Nouveaux épisodes de  violence à Bangui où deux personnes ont été tuées ce vendredi au cours de manifestations contre le pouvoir et les forces internationales. Les soldats ont de leur côté annoncé qu'ils étaient prêts à riposter à toute menace. Depuis quelques semaines, Bangui semblait retrouver un début de normalité. Jusqu'à ce mercredi lorsqu'un nouveau massacre a été perpétré dans l'enceinte de l'église Notre-Dame de Fatima où 9.000 habitants avaient trouvé refuge.

D'après le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés, au moins 17 personnes ont été tuées et 27 enlevées au cours de cette tuerie qualifiée "d'acte terroriste" par la présidente de transition Catherine Samba Panza. Les forces françaises Sangaris et africaines Misca, massivement déployées dans la ville depuis la tuerie de Fatima ont toutes les deux été prises pour cibles vendredi. Certains manifestants les accusent d'avoir laissé faire ce massacre.

C'est en particulier les soldats burundais de la Misca que l'on soupçonne de ne pas avoir réagi. Lors de ces manifestations, les soldats de la Misca ont donc tiré sur des "manifestants armés " qui tentaient de "forcer le dispositif de sécurité et entrer de force dans leur cantonnement ", a indiqué le colonel Bengone Otsaga, chef de la police de la Misca. La France a déclenché l'opération Sangaris en décembre dernier afin d'aider la Misca à ramener la paix, jusqu'ici sans succès.

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