Crash en Égypte : pourquoi les autorités égyptiennes rejettent la thèse de l'attentat ?

En direct du Caire (Égypte), Arnaud Comte revient sur le rejet de la thèse de l'attentat des autorités égyptiennes dans l'enquête sur le crash de l'avion russe.

FRANCE 2

Une semaine après le crash de l'Airbus A321 en Égypte, l'hypothèse de l'attentat est fortement privilégiée. Mais les autorités égyptiennes restent prudentes. "Ce drame qui s'est joué sur le sol égyptien est pour le président al-Sissi et son armée arrivés au pouvoir devenu un enjeu national", note Arnaud Comte en direct du Caire (Egypte) pour France 2.

Une question d'image

Le président al-Sissi avait en effet fait une promesse à la population égyptienne : redorer l'image du pays et surtout relancer le tourisme gravement affecté par les crises politiques successives et notamment la révolution populaire de 2011. "Voilà pourquoi, malgré les évidences, ni cet après-midi ni surement avant même plusieurs semaines les autorités ne prononceront le mot 'attentat'. C'est une question d'image. L'Égypte ne veut pas donner le sentiment qu'elle aurait failli dans ses contrôles de sécurité et notamment à Charm el-Cheikh, une ville connue dans le monde entier et dont l'aéroport dessert les principales stations balnéaires du pays", conclut le journaliste.

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Un débris de l'A321 russe qui s'est écrasé dans le désert du Sinaï, dans l'est de l'Egypte, le 1er novembre 2015. (MAXIM GRIGORYEV / RUSSIA'S EMERGENCY MINISTRY / AFP)