VIDEO. Sirènes, SMS et bouclier de défense : comment le Japon se prépare à la menace des tirs de missiles nord-coréens

Exercices d'évacuation, alertes en temps réel ou système antimissile : le Japon se prépare à une attaque nucléaire depuis le tir de missile nord-coréen qui a traversé l'archipel mardi 29 août.  

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, en décembre 2016, lors d\'une rencontre avec l\'ambassadrice des États-Unis sur l\'archipel.
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, en décembre 2016, lors d'une rencontre avec l'ambassadrice des États-Unis sur l'archipel. (TOSHIFUMI KITAMURA / AFP)

Un pas de plus dans l'escalade militaire entre le Japon et la Corée du Nord : un missile a été tiré, mardi 29 août, par Pyongyang et a survolé le nord de l'archipel, une première depuis 2009. Face à cette menace insistante, les Japonais ont développé divers systèmes d'alerte et de protection. Franceinfo vous détaille ce qui est mis en place pour faire face à cette menace.  

>> DIRECT. Suivez la situation après le tir de missile nord-coréen au-dessus du Japon 

Des systèmes antimissile

Le pays a déployé, début août, son système de défense antimissile Patriot. Il permet de détecter, de suivre et d’intercepter des projectiles rapides. Ce déploiement est intervenu à la suite de l’annonce de la Corée du Nord de lancer des missiles au-dessus de l’archipel.

La chaîne de télévision nipponne NHK a annoncé que ce système avait été déployé dans les villes de Shimane, Hiroshima, Ehime et Kochi, situées dans l'ouest du Japon. Le 29 août, les forces japonaises d’autodéfense se sont exercées au déploiement de ce dispositif dans l’enceinte de la base américaine de Yokota, selon l'AFP. 

(KOJI ITO / YOMIURI)

Des alertes lancées sur les smartphones, à la télé et dans les transports

"Tir de missile. Veuillez vous abriter" : un système d’alerte a été mis en place par les autorités japonaises, peu après le lancement du missile par la Corée du Nord. L’AFP rapporte que des avertissements ont été diffusés sur les smartphones, à la télévision, dans les transports, les gares et les écrans publics. Des sirènes ont également retenti dans les villes qui se trouvaient sur la trajectoire du missile.

Cette transmission a été rendue possible par un système d'alerte satellite, lancé en 2007 par l'agence gouvernementale de gestion des incendies et des catastrophes. Il permet aux autorités locales de transmettre des messages directement aux citoyens et aux médias locaux, aussi bien quand ils sont menacés par un missile qu'en cas de catastrophe naturelle.


"Il y a peu de temps, un missile a apparemment survolé cette zone. Si vous trouvez des objets suspects, ne vous en approchez pas et appelez immédiatement la police ou les pompiers", expliquait l’un des messages. 

Des abris antiatomiques et des exercices d’évacuation

Le pays a vu ses ventes d’abris antinucléaires s’envoler. Les Echos rapportent qu'une compagnie basée à Kobé a enregistré une forte hausse de ses commandes : huit en avril 2017 alors qu'elle en prend d'ordinaire six par an. Une autre petite société, Earth Shift, a observé une multiplication par dix des demandes d'information pour ses abris souterrains en 2017, selon Akira Shiga, directeur des ventes.

Selon Le Point, neuf villes ont parallèlement mené des exercices d’évacuation depuis le mois de mars. En outre, un spot gouvernemental de trente secondes, expliquant la conduite à tenir en cas d’attaque, est diffusé en prime time à la télévision.