"C’est un moment historique, c’est notre dernière chance" : à Séoul, les habitants portent au plus haut l'espoir du sommet Trump-Kim

En Corée du Sud, de nombreux habitants de Séoul estiment qu'à l'heure du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un à Singapour, une page d’histoire s’écrit, au point d'espérer, pour certains, une péninsule apaisée et réunifiée.

Des habitants de Séoul à la gare, regardant le sommet historique de Singapour à la télévision, le 12 juin 2018.
Des habitants de Séoul à la gare, regardant le sommet historique de Singapour à la télévision, le 12 juin 2018. (BENJAMIN ILLY / FRANCEINFO)

À la gare principale de la capitale sud-coréenne, fréquentée par 100 000 passagers chaque jour, les télévisions aux quatre coins du bâtiment diffusent en boucle, mardi 12 juin, les images du sommet entre le président des Etats-Unis et le numéro un de la Corée du Nord. De nombreux habitants de Séoul estiment qu'une page d’histoire s’écrit, au point de s’arrêter devant les télévisions dans la gare pour ne rien manquer des retransmissions. 

Certains habitants se montrent fascinés par ce qui est en train de se jouer à Singapour. Ce n'est rien de moins, à leurs yeux, que l’avenir de la péninsule coréenne. Les images réveillent un sentiment nationaliste chez un homme qui dit avoir quitté la Corée du Nord en 1948. "Kim-Jong-un assure, lance-t-il devant les images télévisées. La Corée doit se réunifier. Kim Jong-un, c’est le meilleur. Je veux qu’il soit le président de tous les Coréens." Des applaudissements accompagnent la retransmission de la poignée de main entre le président américain et le leader de la Corée du Nord.

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Un écrivain sud-coréen de 60 ans, Han Sun-yun, fait alors part de beaucoup d’espoir. Même si ces derniers temps, Donald Trump et Kim Jong-un ont soufflé le chaud et le froid à tour de rôle, lui a choisi d’être optimiste. "C’est un moment historique, c’est notre dernière chance, affirme-t-il. On peut avoir des conflits dans les négociations sur des détails, mais le plus important c’est que les armes nucléaires puissent être démantelées."

J’espère aussi qu’on pourra se déplacer librement dans la péninsule, qu’on pourra rétablir les liaisons ferroviaires.Han Sun-yun, écrivain sud-coréen à Séoulà franceinfo

Selon Han Sun-yun, le père et le grand-père de Kim Jong-un "étaient des dictateurs", mais le numéro un nord-coréen, qui a été étudié dans des pays occidentaux, va faire évoluer cette dictature parce que, dit-il, Kim Jong-un "pense au bonheur de son peuple".

À Séoul, les habitants veulent vraiment croire aux deux Corées réunies, à la péninsule apaisée, à la menace nucléaire écartée.