Il n'existe que 28 sites sur le web nord-coréen (et la plupart sont inactifs)

Une fuite des noms de domaines officiels a permis à un journaliste américain d'explorer l'intranet nord-coréen. Il s'agit de la seule fenêtre autorisée aux rares internautes du pays.

Des étudiants utilisent des ordinateurs à la Grande librairie du peuple, à Pyongyang (Corée du Nord), le 22 avril 2011.
Des étudiants utilisent des ordinateurs à la Grande librairie du peuple, à Pyongyang (Corée du Nord), le 22 avril 2011. (AFP)

Les Nord-Coréens ne risquent pas de se "perdre" sur internet. Ils n'auraient en effet accès qu'à 28 sites sur l'intranet géré par la dictature communiste, rapporte Slate, mercredi 21 septembre. Une fuite des noms de domaines autorisés en Corée du Nord, qui se terminent par .kp, a permis a plusieurs internautes d'explorer ces pages web, les seules que l'on peut consulter lorsqu'on se connecte dans le pays.

Matt Bryant, un ingénieur en sécurité informatique, s'est aperçu en premier que l'un des serveurs détenant des informations sur les sites autorisés en Corée du Nord était désormais accessible, sans doute à cause d'une erreur. "Nous avons désormais une liste complète des noms de domaines disponibles dans le pays et, de manière surprenante (ou peut-être absolument pas surprenante), elle est très courte", explique-t-il.

Une minorité de sites actifs

Matthew Hughes, journaliste pour le site spécialisé The Next Web, a exploré plusieurs de ces sites. "Beaucoup d'entre eux sont des liens morts, mais quelques-uns sont bien actifs", relève-t-il. L'intranet nord-coréen donne ainsi accès à un site de recettes, à un site d'informations scientifiques et technologiques ou encore à des ressources éducatives en ligne.

Peu de Nord-Coréens disposent toutefois d'un ordinateur personnel ou ont accès à cet intranet, note Slate. La plupart d'entre eux doivent se rendre dans des universités, des cybercafés ou des bureaux gouvernementaux à Pyongyang, la capitale du pays, s'ils veulent surfer sur ce web extrêmement limité. A titre de comparaison, le véritable web comptait, en 2014, plus d'un milliard de sites.