Cet article date de plus de neuf ans.

Comment le prisonnier sexy est passé de l'ombre à la lumière

Jeremy Meeks, arrêté pour possession d'arme à feu, a suscité l'émoi des internautes après la publication de sa photo. Une célébrité soudaine qui pourrait bien lui permettre de se reconvertir dans le mannequinat.

Article rédigé par Mathieu Dehlinger
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Une photo de Jeremy Meeks, publiée par la police de Stockton (Californie) après son arrestation, le 18 juin 2014. (SIPA / AP)

Et dire que la photo n'a pas été réalisée dans des conditions idéales. Il a suffi d'un "mugshot", ce cliché réalisé par les autorités américaines après une arrestation, pour que Jeremy Meeks passe du statut de simple criminel à celui de prisonnier sexy.

Postée sur le compte Facebook de la police locale jeudi 19 juin, l'image a suscité l'émoi des internautes et pourrait bien offrir au détenu une reconversion lucrative et tout à fait légale dans le mannequinat. Francetv info revient sur la folle histoire de Jeremy Meeks.

Un CV de criminel

D'après le récit du procureur, Jeremy Meeks, 30 ans, a été arrêté le 19 juin, après avoir quitté une maison qui allait faire l'objet d'une perquisition. Dans la voiture qu'il conduisait, les policiers retrouvent des munitions et une arme semi-automatique.

Direction la prison pour le trentenaire, un endroit qu'il connaît bien pour y avoir déjà passé deux ans, après une condamnation en 2002 pour un vol de grande envergure. Et pour ne rien arranger, Jeremy Meeks a un passif en tant que membre de gang, explique le procureur.

L'émoi des internautes

Tout cela n'aurait pu être qu'une banale histoire criminelle si Jeremy Meeks n'avait pas, malgré son CV de gangster, une belle gueule et si les réseaux sociaux n'avaient pas pimenté le scénario. Une fois sa photo postée sur Facebook, des dizaines de milliers de personnes ont aimé le cliché, faisant l'éloge dans les commentaires du physique de ce brun aux yeux bleus.

"S'il entrait par effraction dans ma maison, je lui ferais oublier pourquoi il est entré en l'espace de 30 secondes, lol", écrit ainsi une femme. "La seule chose qui se tient entre lui et moi, c'est sa cellule, s'amuse une autre. Ce n'est pas grand chose, nous serons ensemble bientôt :p"

Une ex-actrice porno devient son agent

Interrogé depuis sa prison, Jeremy Meeks explique que sa femme l'a prévenu de l'avalanche de réactions provoquée par la publication de sa photo. Promis, il va désormais s'assagir et tenter de remettre sa vie en ordre, a-t-il assuré à une chaîne locale. Sa femme, elle, n'a visiblement pas goûté au succès de son mari sur le web : cette célébrité soudaine l'a rendu "furieuse", raconte une de ses amis à une chaîne locale.

Mais voilà, la machine médiatique est lancée. Impossible pour sa famille de gérer toute cette attention. Alors ses proches ont décidé d'embaucher un agent, raconte CNN. L'heureuse élue, ancienne actrice porno depuis reconvertie, s'appelle Gina Rodriguez. Jeremy Meeks rejoint ses autres clients, parmi lesquels figurent d'autres "stars" : les médias américains citent Farrah Abraham, connue pour sa grossesse adolescente et sa sex-tape, ou encore Nadya Suleman, rendue célèbre pour avoir accouché d'octuplés.

"Je pense que je peux apporter un changement positif pour Jeremy et sa famille, assure Gina Rodriguez dans une interview à ABC News. Il a un look incroyable et il a bénéficé d'une attention internationale qui peut, je pense, lui permettre de s'épanouir dans l'industrie du divertissement." L'agent n'est visiblement pas inquiète du succès de son nouveau poulain, même si elle a déjà reçu de nombreux appels menaçants, explique CNN.

Avant les podiums, un passage devant le juge

Pourquoi pas une reconversion dans le mannequinat ? C'est l'une des pistes explorées par Gina Rodriguez. Selon le site people TMZ, l'agence Blaze Modelz, basée à Los Angeles, juge que les "mannequins gangsters" sont tendance en ce moment. Elle jure pouvoir obtenir au détenu des contrats avec de grandes maisons de couture, ce qui pourrait lui assurer jusqu'à 30 000 dollars par mois (22 000 euros).

Rien n'a été signé pour l'instant et, de toute façon, avant de voir Jeremy Meeks défiler sur les podiums, il y a juste un (tout petit) détail à régler : l'intéressé est pour l'instant derrière les barreaux et ne pourra quitter sa cellule qu'à condition de régler une caution fixée à plus de 770 000 euros. En attendant, il peut se consoler en pensant à son prochain passage devant les caméras et les photographes : une nouvelle audience devant le juge est fixée au 8 juillet.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.