Chypre ne sortira pas de la zone euro, assure son président

Le président Anastasiades s'exprimait lors d'une rencontre avec des fonctionnaires, au lendemain de la réouverture des banques.

Le président chypriote Nicos Anastasiades, le 25 mars 2013, à Nicosie.
Le président chypriote Nicos Anastasiades, le 25 mars 2013, à Nicosie. (PETROS KARADJIAS / AFP)

Non, Chypre ne quittera pas la zone euro, a voulu convaincre le président chypriote Nicos Anastasiades, vendredi 29 mars. "Nous n'avons aucune intention de quitter l'euro", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des fonctionnaires au lendemain de la réouverture des banques. Et de s'expliquer : "Nous ne ferons pas d'expériences avec l'avenir de notre pays". 

Le président chypriote a ajouté que la situation était désormais "contenue". Selon lui, le risque de banqueroute appartient désormais au passé.

Les Européens "ont fait de Chypre un laboratoire"

Il a cependant critiqué les partenaires européens de Chypre, les accusant d'avoir posé "des exigences sans précédent, qui ont fait de Chypre un laboratoire". Elu le 24 février au terme d'une campagne où il s'était engagé à négocier rapidement un plan de renflouement, Anastasiades a dû accepter les conditions imposées par la troïka (UE, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) et l'eurogroupe.

Depuis le début de la crise, jamais les solutions mises en œuvre en Europe n'avaient contraint les épargnants titulaires de comptes bancaires à assumer une partie du coût du sauvetage. Ce "bail-in" – c'est-à-dire un renflouement par les actionnaires et les créanciers, voire par les dépositaires non garantis – traduit un changement de stratégie des autorités européennes après trois ans de crise pendant lesquels des banques ou des Etats ont été renfloués avec l'argent des contribuables.