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La Chine veut relancer sa croissance

La croissance chinoise est en baisse, même si avec un peu plus de 7%, bon nombre de pays se satisferaient de ce ralentissement! Mais le gouvernement ne veut laisser s'endormir l'économie et prévoit un vaste plan d'investissement de 950 milliards d'euros pour la soutenir.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Image China)
La Chine n’a pas l’intention de laisser la croissance ralentir et passer sous la barre des 7% annuels. Dès cette année, l’Etat va investir 950 milliards d’euros dans les infrastructures pour soutenir l’activité économique à travers 300 projets. Le plan va s’étaler sur plusieurs années et concerner de nombreux secteurs d’activités. Moins ambitieux que le plan de 2008, le montant de ce plan représente tout de même 16% du PIB de la Chine.
 
Selon le journal Les Echos, seraient concernés les secteurs du high-tech, des énergies propres et des réseaux intelligents, de la distribution du pétrole et du gaz, de la santé et des services aux plus âgés ainsi que ceux de la sécurité alimentaire, des mines et des transports.


Le secteur privé sera également mis à contribution. Selon Le Quotidien du Peuple, le financement hors secteur public chinois devrait atteindre 2500 milliards d’euros en 2015, soit une croissance de 13,6% sur un an. Les prêts qui représentent la plus grande partie du financement s’élèveront à 11.000 milliards de yuans, soit 1500 milliards d’euros.
 
Un plan qui semble illustrer la prise de conscience par les dirigeants chinois d’un ralentissement de la croissance. Si les chiffres définitifs ne sont pas encore connus, ils devraient se situer juste sous les 7,5% attendus par le gouvernement. C’est la première fois depuis 1998 que l’objectif fixé par les autorités ne serait pas atteint.

Pourtant, la Commission nationale du développement et de la réforme, l'organe national de planification économique, a démenti le 8 janvier les spéculations des médias. 

Le marché immobilier est le principal responsable de ce coup de frein. Les ventes ont baissé de 10,8% en valeur sur les neuf premiers mois de 2014, affirme Le Monde.

En revanche tout va pour le mieux sur le plan des impôts. Les recettes fiscales pour 2014 ont dépassé pour la première fois les 1600 milliards de dollars. Pourtant, leur croissance s’est ralentie en 2014.

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