La Chine confirme détenir une journaliste australienne soupçonnée "d'activités criminelles mettant en danger la sécurité nationale"

Le porte-parole de la diplomatie chinoise a expliqué devant la presse que les journalistes étrangers n'avaient rien à craindre "tant qu'ils respectent la loi".

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France Télévisions
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La journaliste australienne Cheng Lei, dans une image d'archive d'une vidéo diffusée le 1er septembre 2020. (AFP PHOTO / AUSTRALIA'S DEPARTMENT OF FOREIGN AFFAIRS)

La Chine confirme sa réputation de pays qui emprisonne le plus les journalistes. Le pays a indiqué mardi 8 septembre que la présentatrice australienne Cheng Lei, travaillant pour la chaîne d'Etat chinoise CGTN, a été arrêtée en août pour des "raisons de sécurité nationale" sur fond de tensions avec Canberra. Cheng Lei, née en Chine et qui officiait depuis 2012 sur la chaîne étatique en anglais, a été placée en détention le mois dernier pour une raison qui n'avait jusque-là pas été précisée par les autorités chinoises. 

"Les services compétents ont récemment pris des mesures conformément à la loi à l'encontre de la ressortissante australienne Cheng Lei, qui est soupçonnée d'activités criminelles mettant en danger la sécurité nationale", a affirmé devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian. La biographie et les émissions de la présentatrice ont disparu du site de la chaîne depuis son arrestation. Cheng Lei avait auparavant travaillé neuf ans en Chine pour la chaîne américaine CNBC.

Deux journalistes réfugiés à l'ambassade quittent le pays

"Tant que les journalistes étrangers respectent la loi [...] Ils n'ont aucune raison de s'inquiéter", a assuré devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian. L'annonce de l'arrestation de Cheng Lei est survenue quelques heures seulement après le départ de Chine de deux journalistes australien craignant à leur tour d'être arrêtés.

Bill Birtles, correspondant à Pékin de la chaîne ABC, et Michael Smith, correspondant à Shanghai de l'Australian Financial Review (AFR), se sont réfugiés durant plusieurs jours dans des locaux diplomatiques de leur pays, avant de quitter la Chine dimanche soir accompagnés de diplomates australiens. Ils sont arrivés à Sydney mardi matin, selon ABC.

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