La Chine numéro un des emprisonnements de journalistes

La Chine devance la Turquie et l'Arabie saoudite dans ce classement dressé par une ONG américaine.

Des journalistes regardent un discours du président chinois Xi Jinping, le 5 novembre 2018 à Shanghai (Chine).
Des journalistes regardent un discours du président chinois Xi Jinping, le 5 novembre 2018 à Shanghai (Chine). (JOHANNES EISELE / AFP)

Au moins 250 journalistes sont derrière les barreaux dans le monde, en premier lieu en Chine, l'un des régimes autoritaires qui tolèrent mal l'indépendance des médias. C'est le constat dressé, mercredi 11 décembre, par une ONG pour la liberté de la presse. Beaucoup de ces journalistes sont accusés d'être des "ennemis de l'Etat" ou d'avoir émis des "fausses nouvelles", a relevé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé à New York.

Le Comité pour la protection des journalistes a recensé au moins 48 journalistes emprisonnés en Chine, soit un de plus qu'en 2018. La Turquie suit avec 47. C'est bien moins qu'en 2018 (68), mais pas vraiment une amélioration, le gouvernement ayant réussi à fermer plus d'une centaine de médias, et lancé des poursuites pour apologie du terrorisme qui ont fait perdre leur emploi ou intimidé nombre de reporters.

Sur ce podium se trouvent également l'Arabie saoudite et l'Egypte, avec 26 journalistes emprisonnés dans chacun des deux pays. Dans le royaume, 18 d'entre eux sont incarcérés sans savoir ce qui leur est reproché, et le CPJ s'est dit inquiet de cas de "passage à tabac, de brûlures et de nourriture nettement insuffisante pour les prisonniers politiques, dont quatre journalistes". Le total mondial de 250 reste trop élevé, selon l'ONG, même s'il l'est moins que les 255 de 2018, et 273 de 2016.