L'Union européenne et la Chine ont "conclu en principe" les négociations sur un vaste accord sur les investissements

L'UE souhaite, grâce à cet "accord politique" annoncé mercredi, obtenir un meilleur accès au marché chinois pour les investisseurs européens.

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Une vue aérienne d'un train de fret à Zhengzhou (Chine), le 20 novembre 2020, à destination d'Helsinki (Finalnde) (HAO YUAN / XINHUA / AFP)

Après sept années de pourparlers, l'Union européenne et la Chine ont "conclu en principe" les négociations sur un vaste accord sur les investissements, a annoncé mercredi 30 décembre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, après une visioconférence avec le président chinois Xi Jinping.

"L'UE possède le plus grand marché libre du monde, mais nous apprécions la réciprocité et la concurrence loyale", a-t-elle écrit sur Twitter. "Aujourd'hui, nous avons conclu en principe les pourparlers pour un accord avec la Chine. En faveur d'un commerce basé sur la valeur et de meilleures opportunités pour les entreprises de l'UE."

Cet "accord politique" sur les négociations, avant une signature officielle qui interviendra ultérieurement, ouvrira la voie à "un rééquilibrage des opportunités commerciales et d'affaires", a assuré la cheffe de l'exécutif européen. Pékin promet notamment "un accès sans précédent" aux investisseurs européens, se félicite la Commission européenne dans un communiqué (en anglais). L'agence étatique de presse Chine nouvelle a annoncé simultanément que les négociations pour cet accord avaient été "conclues comme prévu".

Garantir les conditions d'activité des entrepreneurs

Ce traité entre l'UE et la Chine n'est pas un accord de libre-échange concernant des transactions commerciales mais un texte visant à assurer les conditions d'activité des entrepreneurs. Il est censé garantir le respect de la propriété intellectuelle des entreprises européennes lorsqu'elles investissent en Chine, interdire les transferts de technologie forcés et imposer la transparence sur les subventions aux entreprises publiques chinoises.

Bruxelles vise un rééquilibrage de relations jugées "asymétriques" entre un marché unique européen largement ouvert aux entreprises chinoises et un géant asiatique qui ferme des secteurs entiers aux investisseurs étrangers tout en poussant ses géants nationaux. Les sommes en jeu sont considérables. Le stock d'investissements des Européens (hors Royaume-Uni) en Chine s'élève à près de 150 milliards d'euros, et celui des Chinois dans l'UE à 113 milliards.

Ce texte améliorera l'accès des Européens à la Chine et leur ouvrira des marchés cruciaux : les véhicules propres, le "cloud", la finance ou la santé, assure une haut-fonctionnaire de l'UE, vantant l'accord de ce type "le plus ambitieux" jamais conclu par Pékin avec un pays tiers. Mais sa signature n'interviendra qu'après une finalisation juridique et technique du texte, qui pourrait prendre de longs mois. Il devra par ailleurs être approuvé par le Parlement européen avant d'être ratifié, ce qui s'annonce complexe.

Par ailleurs, la Chine s'est engagée à "œuvrer à la ratification" des conventions internationales sur le travail forcé, a précisé l'UE. Cette question est au cœur des critiques des détracteurs de l'accordé.

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