Violences à Hong Kong : la ville est paralysée

Hong Kong est paralysée depuis le début de la semaine du 11 novembre. Les écoles et les universités sont fermées. Les manifestants bloquent les axes routiers et les métros, et certains n'hésitent pas à utiliser des catapultes et des flèches enflammées contre les forces de l'ordre.

FRANCE 2

Des catapultes pour se défendre ou attaquer la police. Des cocktails Molotov sont fabriqués à la chaîne sur le campus d'une des meilleures universités de Hong Kong. Les étudiants pro-démocratie se préparent à une nouvelle bataille. Tous les moyens sont bons : les briques des trottoirs permettent d'ériger des barricades pour bloquer les routes.

Des affrontements de plus en plus violents

"Ils veulent nous empêcher de manifester, mais nous devons continuer", explique un manifestant. Jamais les affrontements avec la police n'ont été aussi violents. Des flèches et des pavés contre 1 500 bombes lacrymogènes et 1 300 balles en caoutchouc tirées par la police sur les contestataires les plus virulents. Depuis quatre jours, l'ex-colonie britannique est paralysée. Les métros sont à l'arrêt ou vandalisés. Les écoles sont fermées et les commerces baissent leur rideau. La ville de près de 8 millions d'habitants est sous haute tension. Les manifestations se poursuivent.

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Des manifestants courent alors que la police déploie les canons à eau, dans le quartier de Mong Kok, à Hong Kong, le 11 novembre 2019.
Des manifestants courent alors que la police déploie les canons à eau, dans le quartier de Mong Kok, à Hong Kong, le 11 novembre 2019. (PHILIP FONG / AFP)