Hong Kong : un campus, bastion de la contestation, assiégé par la police

À Hong Kong, la Chine menace d'écraser la contestation, alors que des dizaines de manifestants sont retranchés dans un campus. Les autorités refusent toujours d'accéder aux revendications de suffrage universel et d'enquête sur les violences policières.

FRANCEINFO

Une simple corde et une descente en rappel. À Hong Kong, des étudiants reclus dans l'université polytechnique ont trouvé ce moyen, lundi 18 novembre, pour s'échapper de leur université assiégée par la police. Ils fuient une arrestation musclée et sont passibles de dix ans de prison. Cette faculté, devenue l'épicentre de la contestation, est désormais un camp retranché où s'organisent les plus radicaux.

Des manifestants déterminés

Du toit de l'université sont catapultés des cocktails Molotov sur les forces de l'ordre qui encerclent le campus polytechnique. Des armes de fortune contre la police, qui a annoncé qu'elle pourrait tirer à balles réelles. Pourtant, certains ne sont pas prêts à renoncer. "Je suis prêt. J'ai peur, mais je ne rentrerai pas à la maison", confie un jeune contestataire masqué.

Équipés de parapluie, symboles de leur mouvement, des renforts tentent de rejoindre le campus, mais la route est barrée par un impressionnant dispositif de sécurité. Les assaillants sont repoussés. Les autorités locales veulent éteindre ce vent de révolte, peu importe les moyens. Après cinq mois de contestation, jamais Hong Kong n'avait connu un tel chaos. Les arrestations de manifestants n'ont jamais été aussi nombreuses.

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Des manifestants tentent de fuir le campus de PolyU et les forces de police qui l\'entourent, à Hong Kong, le 18 novembre 2019. 
Des manifestants tentent de fuir le campus de PolyU et les forces de police qui l'entourent, à Hong Kong, le 18 novembre 2019.  (ANTHONY WALLACE / AFP)