Hong Kong : le gouvernement annonce que le projet de loi d'extradition est "mort"

Malgré cette annonce de la cheffe de l'exécutif hongkongais, l'un des principaux groupes à l'origine de la contestation appelle à de nouvelles manifestations. 

Carrie Lam, la cheffe du gouvernement local hongkongais, lors d\'une conférence de presse à Hong Kong, le 9 juillet 2019. 
Carrie Lam, la cheffe du gouvernement local hongkongais, lors d'une conférence de presse à Hong Kong, le 9 juillet 2019.  (ANTHONY WALLACE / AFP)

C'est un tournant décisif dans la contestation qui secoue Hong Kong depuis des semaines. La cheffe du gouvernement local hongkongais, Carrie Lam, a déclaré mardi 9 juillet que le projet de loi facilitant les extraditions vers la Chine continentale était "mort". Ce texte est à l'origine du plus important mouvement de contestation en trente ans dans l'ancienne colonie britannique. 

Carrie Lam, qui effectuait mardi sa première apparition publique depuis une semaine, a déclaré qu'elle espérait parvenir à restaurer la confiance du peuple hongkongais et s'est dite ouverte à la tenue de discussions avec les étudiants, lesquels sont au cœur du mouvement de contestation.

Poursuite des manifestations

Mais dans la foulée, l'un des principaux groupes à l'origine de la contestation a réagi en promettant de nouvelles manifestations. "Si nos cinq revendications ne sont toujours pas entendues par Carrie Lam et son gouvernement, le Front civil des droits humains continuera à tenir des manifestations et des rassemblements", a déclaré sa porte-parole Bonnie Leung.

Les rassemblements contre ce projet de loi, qui prévoyait de faciliter le transfert de suspects vers la Chine continentale pour y être jugés – qu'il s'agisse des sept millions d'habitants de Hong Kong ou de ressortissants étrangers de passage –, ont mobilisé des millions de manifestants au total ces dernières semaines et constitué le plus gros défi lancé à Pékin depuis la rétrocession du territoire en 1997.