Hong Kong : grève générale sous haute tension

De nouvelles violences ont éclaté lundi 5 août entre la police et les manifestants anti-Pékin à Hong Kong, deux mois après le début des contestations.

France 3

La mobilisation contre Pékin continue à Hong Kong. Lundi 5 août, les manifestants se sont de nouveau opposés aux forces de l’ordre. Équipés de pointeurs lasers, ils tentaient de  neutraliser les logiciels de reconnaissance faciale de la police. Cette journée a été historique dans la cité, avec une grève générale : une première depuis 50 ans. "Mon patron sait que je soutiens la cause et que je ne vais pas travailler aujourd’hui, alors il m’a donné ma journée", raconte une manifestante à France 3.

Des élections réclamées


Même les fonctionnaires étaient en grève et la ville s’est retrouvée paralysée, depuis l’aéroport jusqu’à Disneyland. "Nous continuerons tant que nous n’aurons pas d’élections pour choisir nos représentants", promet un autre manifestant. Le gouvernement, qui a déjà refusé la loi sur les extraditions depuis la Chine, ne veut pas faire de pas supplémentaires pour l’instant, comme l’a fait savoir Carrie Lam, la cheffe de l’exécutif. Pékin continue d’observer la situation, mais a rappelé que la Chine a 6 500 soldats sur place, prêts à intervenir à tout moment pour ramener le calme à Hong Kong.

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Pour empêcher les passants et les policiers de filmer leurs visages, les manifestants hongkongais se sont armés de lasers.
Pour empêcher les passants et les policiers de filmer leurs visages, les manifestants hongkongais se sont armés de lasers. (PHILIP FONG / AFP)