Hong Kong : des milliers de manifestants à nouveau dans la rue malgré l'interdiction

Déployés en nombre, les policiers ont procédé à de nombreuses arrestations et interpellations musclées de manifestants. Ces derniers défient toujours Pékin, et demandent davantage de démocratie dans le territoire autonome.

Des policiers dans les rues de Hong Kong (Chine), samedi 2 novembre 2019. 
Des policiers dans les rues de Hong Kong (Chine), samedi 2 novembre 2019.  (PHILIP FONG / AFP)

Gaz lacrymogène, canon à eau, manifestants masqués... Les samedis de manifestation se suivent et se ressemblent, à Hong Kong. Samedi 2 novembre, des milliers de manifestants anti-Pékin sont descendus dans les rues pour une nouvelle marche non autorisée. Malgré une nouvelle mise en garde du pouvoir central chinois, le mouvement ne montre aucun signe de recul après quasiment cinq mois de mobilisation. Les protestataires accusent toujours Pékin de vouloir rogner sur le régime spécial dont bénéficie Hong Kong. Ils demandent la démission de Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif hongkongais, accusée d'être aux ordres de Pékin. Ils réclament également davantage de démocratie, avec l'instauration d'un véritable suffrage universel.

Une foule de manifestants, vêtus de noir a notamment déferlé sur le quartier commerçant de Causeway Bay. Des affrontements sont rapidement intervenus avec la police anti-émeutes qui a voulu les disperser et a multiplié les arrestations.

Des violences entre policiers et manifestants

Avec des tirs soutenus de gaz lacrymogène et un canon à eau, les policiers ont pris en chasse des groupes de protestataires qui ont bloqué des rues, construit des barricades et vandalisé des commerces, faisant notamment voler en éclats les vitres du bureau de l'agence de presse étatique chinoise Chine nouvelle.

Une photo publiée sur Twitter montre également des amateurs de rugby venus dans les bars du quartier de Wanchai regarder la finale de la Coupe du monde, pris dans des nuages de gaz lacrymogènes.

D'autres images filmées par des médias sur place, montrent un important déploiement policier dans la ville, ainsi que l'arrestation de dizaine de personnes, emmenées par la police à bord d'autobus. 

Pour ce 22e week-end d'affilée de manifestation, la police avait autorisé un rassemblement en soirée mais rejeté une demande de marche durant l'après-midi en invoquant des craintes sécuritaires. Comme à plusieurs reprises auparavant, les manifestants ont ignoré l'interdiction.