Cet article date de plus de cinq ans.

Drones: Wang Tao, un décollage qui pèse plus de 4 milliards de dollars

L'histoire de Da-Jiang Innovations (DJI), petite entreprise fondée par un lycéen en 2006 devenue un leader mondial de l'industrie des drones civils, illustre le tournant de l’économie chinoise vers la high-tech et l’innovation. Valorisée 8 milliards de dollars, elle domine le marché des drones de loisir faisant la fortune de son créateur, Wang Tao.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Wang Tao, fondateur de Da-Jiang Innovations, pilote un de ses drones à Shenzhen. (MAO SIQIAN / XINHUA)

En 2010, le chiffre d'affaires de DJI atteignait un niveau respectable, 460.000 dollars. En 2015, ce chiffre a bondi et devait atteindre le milliard de dollars. Résultat, la société serait valorisée 8 milliards de dollars.

Cette compagnie de Shenzhen vend près de 70% des drones civils commercialisés dans le monde et génère 80% de son chiffre d'affaires en dehors de la Chine.

Comme toute entreprise qui a réussi, elle a sa légende, personnalisée à travers son fondateur. «Né en 1980, Wang Tao, qui n’était pas le plus brillant des élèves, a conservé intacte sa passion pour tout ce qui vole. Le déclic? L’école primaire et un livre, dont le titre pourrait se traduire par Papy est un penseur, et dans lequel apparaît un hélicoptère rouge», raconte Le Monde.

Originaire de Hangzhou, Wang Tao (qui se fait aussi appeler Frank Wang) a fait ses études à l’université des sciences et technologies de Hongkong. Dans sa tête, l'hélicoptère rouge était toujours présent. Il a travaillé sur un système de contrôle de vol pour hélicoptères.

Les premiers drones de Wang Tao ont commencé à voler en 2006. Aujourd'hui, le ciel lui appartient ou presque. Le modèle phare de son entreprise, le drone Phantom, est partout. «DJI est un peu le Apple du secteur et le Phantom son iMac ou son iPhone: plus joli, plus simple et mieux packagé que la plupart des produits concurrents, et utilisable par monsieur tout-le-monde», explique le site spécialisé Smardrones.

Un drone à la Maison Blanche
Un de ses appareils avait fait la Une de l'actualité car un acheteur l'avait mal utilisé et il s'était retrouvé sur une des pelouses de la Maison Blanche. Une belle page de pub dont il se serait bien passé. Aujourd'hui, pour éviter cela, Wang Tao a fait modifier les logiciels de ses drones pour qu'il ne puissent pas survoler les zones interdites.


Equipés d'une caméra, les drones de DJI filment la terre entière. Et ce marché ne fait que débuter. Tous les gros investisseurs sont de la partie. Sur les six premiers mois de 2015, plus de 150 millions de dollars ont été levés sur les marchés pour ce secteur, dont 75 pour DJI. Des sociétés comme Google ou Intel se mettent sur le créneau où brille aussi une entreprise française, Parrot.

DJI emploie quelque 2800 personnes. Elle entend se développer dans les secteurs connexes à son activité principale, en investissant dans les appareils de prise de vue. DJI devait travailler avec l'américain GoPro, le spécialiste de la caméra sportive. Mais le mariage a échoué pour des raisons financières. Résultat, l'entreprise chinoise a réalisé son propre système de prise de vue, avec une caméra 4k.

Les rêves de Wang Tao continuent. Et il en a les moyens, le créateur de l'entreprise en possederait encore 45%, soit la modique somme de 4,5 milliards de dollars, selon Forbes

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.