Chine : Pékin déloge et expulse les plus pauvres à tour de bras

Trop polluée, trop habitée, Pékin veut arrêter de croître, quitte à expulser les travailleurs des campagnes qui ont contribué à sa prospérité.

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FRANCEINFO

Pékin veut contenir sa croissance. La capitale est trop polluée et ses ressources en eau sont limitées. Le maire Chen Jining a une solution radicale : "Nous démolirons plus de 40 millions de m² de constructions illégales". Pékin compte 22 millions d'habitants. 40% d'entre eux sont originaires du reste de la Chine. Ces travailleurs migrants, qui s'entassent en périphérie près des usines, sont les premières victimes de ces démolitions.

Manque de main-d'œuvre

Les expulsions ont déjà commencé. Les migrants sont délogés sans ménagement. "Les loyers augmentent tellement. Beaucoup de gens n'ont pas le choix et retournent dans leur village natal", confie Wang Ou, travailleur migrant. Conséquence de cette vague d'expulsions et de démolitions : la ville manque de main-d'œuvre. À marche forcée, Pékin poursuit son objectif : 23 millions d'habitants maximum d'ici 2020 et la construction d'une ville satellite à 100 km de la capitale de la Chine.

Si, d\'après le bureau pékinois de l\'environnement, la qualité de l\'air à Pékin s\'est améliorée en 2017, la concentration moyenne de certaines particules fines reste bien supérieure à ce que recommande l\'Organisation mondiale de la Santé. 
Si, d'après le bureau pékinois de l'environnement, la qualité de l'air à Pékin s'est améliorée en 2017, la concentration moyenne de certaines particules fines reste bien supérieure à ce que recommande l'Organisation mondiale de la Santé.  (GREG BAKER / AFP)