Canada : Justin Trudeau appelle l'Eglise catholique à reconnaître sa "responsabilité" après la découverte de 215 restes d'enfants autochtones dans un ancien pensionnat

L'ancien pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique, où les dépouilles d'écoliers ont été localisées, a été dirigé par l'Eglise catholique entre 1890 et 1969.

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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, durant un débat après la découverte des restes de 215 enfants dans un ancien pensionnat au Parlement d'Ottawa (Canada), le 1er juin 2021. (ADRIAN WYLD / THE CANADIAN PRESS / AP)

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a déploré vendredi 4 juin le refus de l'Eglise catholique de reconnaître leur "responsabilité" et sa "part de culpabilité" dans la gestion des pensionnats autochtones au Canada. Les appels de groupes autochtones à des excuses du pape François se sont multipliés ces derniers jours après la découverte des restes de 215 enfants autochtones sur le site d'un ancien pensionnat en Colombie-Britannique, géré par l'Eglise catholique au nom du gouvernement.

Justin Trudeau a appelé les catholiques canadiens à parler avec leurs prêtres et évêques pour faire "passer le message qu'il est temps que l'Eglise catholique reconnaisse sa responsabilité, sa part de culpabilité et, surtout, qu'(elle) soit là pour qu'on connaisse la vérité".

Pas d'excuses de la Conférence des évêques catholiques du Canada

L'ancien pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique, où les dépouilles d'écoliers ont été localisées par géoradar la semaine dernière, a été dirigé par l'Eglise catholique entre 1890 et 1969. Près de 150 000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats semblables à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture. En 2015, une commission nationale d'enquête a qualifié ce système de "génocide culturel".

La Conférence des évêques catholiques du Canada avait estimé lundi que la découverte des dépouilles près de l'ancien pensionnat de Kamloops était "bouleversante" et fait part de sa "profonde tristesse", mais sans présenter d'excuses formelles. Le chef d'Etat a ajouté que son gouvernement était prêt, au besoin, à prendre des "mesures plus fortes", y compris éventuellement juridiques, pour forcer l'Eglise à restituer des documents exigés par les familles des victimes.

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