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Effondrement d'un barrage au Brésil : le bilan s'alourdit à 134 morts

Un barrage minier a rompu le 25 janvier à Brumadinho. La majorité des morts et des disparus travaillaient dans la mine Corrego do Feijao, appartenant au groupe Vale.

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Des pompiers s'affairent dans les décombres du barrage de Brumadinho (Brésil), le 31 janvier 2019. (MAURO PIMENTEL / AFP)

L'ampleur de la catastrophe se précise. Le bilan de la rupture d'un barrage minier à Brumadinho, dans le sud-est du Brésil, est passé, lundi 4 février, de 121 à 134 morts, ont annoncé les autorités. Au onzième jour de recherches, les pompiers de l'Etat de Minas Gerais ont précisé que 199 personnes étaient encore portées disparues et que 120 des 134 corps retrouvés avaient été identifiés. Les recherches ont été interrompues pendant quelques heures dimanche et lundi en raison d'intempéries, mais les hélicoptères ont repris le survol de la zone lundi à la mi-journée.

Un porte-parole des pompiers a admis, au cours d'un point de presse, qu'il était possible que certains corps ne soient pas retrouvés dans la marée de boue de résidus miniers qui s'est déversée le 25 janvier. "Au bout d'un moment, en raison de la décomposition des corps, il sera impossible de retrouver les corps. Mais en attendant que ce moment arrive, même si nous devons rester quatre, cinq où six mois, les pompiers seront sur les lieux sans interruption", a-t-il expliqué.

Une région déjà dévastée en 2015

La majorité des morts et des disparus travaillaient dans la mine Corrego do Feijao appartenant au groupe Vale et beaucoup étaient en train de déjeuner dans la cantine d'entreprise, une des premières structures touchées par la boue. La catastrophe, qui s'est produite à proximité de la ville de Brumadinho (39 000 habitants), à 60 km de la capitale régionale Belo Horizonte, a eu lieu trois ans seulement après une tragédie similaire dans les environs, à la mine de Samarco (joint-venture de Vale et de l'australien BHP).

La tragédie de 2015 avait touché la ville de Mariana, avec un nombre de morts (19) moins élevé qu'à Brumadinho. Elle avait cependant ravagé l'écosystème local, devenant la pire catastrophe environnementale de l'histoire du Brésil.

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