Brésil : un deuxième barrage minier menace de céder, deux jours après l'accident qui a fait au moins 34 morts

Ce barrage appartient à la même mine que celui qui s'est rompu vendredi dans l'Etat du Minas Gerais (sud-est du pays). Les pompiers ont indiqué avoir évacué les villages voisins.

Une vue aérienne du barrage de la mine Corrego do Feijao, après qu\'il a cédé, déclenchant une coulée de boue, le 25 janvier 2019.
Une vue aérienne du barrage de la mine Corrego do Feijao, après qu'il a cédé, déclenchant une coulée de boue, le 25 janvier 2019. (WASHINGTON ALVES / REUTERS)

L'entreprise minière Vale et les pompiers brésiliens ont donné l'alerte, dimanche 27 janvier, face au risque d'une rupture imminente d'un deuxième barrage appartenant à la même mine qu'un premier barrage qui avait cédé vendredi, faisant au moins 34 morts et quelque 300 disparus.

Dans un communiqué, la compagnie minière indique avoir actionné les alarmes à 5h30, heure locale, après avoir "détecté une hausse des niveaux de l'eau dans le barrage VI" de la mine Corrego do Feijao, dans l'Etat du Minas Gerais, dans le sud-est du Brésil.

"Dès que l'alarme a été lancée, les pompiers ont commencé à évacuer les villages les plus proches du barrage", a indiqué le chef du corps des pompiers local, Pedro Aihara.

Les recherches de survivants sont suspendues

"Attention, évacuation générale de la zone, cherchez à gagner les lieux les plus élevés de la ville. Evacuation d'urgence", on lancé les haut-parleurs des pompiers à Brumadinho, une ville de 39 000 habitants, réveillant ces derniers à l'aube.

Les recherches d'éventuels survivants de la coulée de boue provoquée par la rupture du barrage vendredi, suspendues pour la nuit, le sont restées dimanche matin. "Toute notre attention se porte sur l'évacuation", a expliqué le chef des pompiers.

Le dernier bilan officiel de la catastrophe de vendredi fait état de 34 morts, 23 blessés hospitalisés et près de 300 disparus, dont 250 employés de l'entreprise minière ou de sous-traitants.