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Brésil : l'envahissement des lieux de pouvoir est une "attaque contre la démocratie", estime un chercheur spécialiste de l'Amérique latine

Pascal Drouhaud chercheur à l’Institut Choiseul évoque une "logique de saccage" après l'envahissement des principaux lieux de pouvoir au Brésil par les partisans de Jair Bolsonaro. 

Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Pascal Drouhaud, spécialiste de l’Amérique latine, chercheur à l’Institut Choiseul. (VINCENT ISORE/IP3 / MAXPPP)

L’invasion du Congrès, de la Cour suprême et du Palais présidentiel est une "attaque contre la démocratie" brésilienne, estime dimanche 8 janvier sur franceinfo Pascal Drouhaud, spécialiste de l’Amérique latine, chercheur à l’Institut Choiseul et président de l’association France-Amérique latine (LATFRAN). Il dénonce une "logique de saccage" des manifestants, soutiens de l’ex-président d’extrême-droite Jair Bolsonaro.

"Ce qui est totalement surprenant, c'est le nombre de personnes qui ont envahi ces lieux", explique le chercheur, pour qui "toute la question est de savoir comment ces personnes ont pu se coordonner et s'organiser pour envahir simultanément trois sites emblématiques de la démocratie brésilienne".

Un "violent retour à la réalité"

"On s'attendait à des actes de violence" depuis l’élection du président travailliste Lula da Silva, confie Pascal Drouhaud. L’attitude du président sortant Bolsonaro, qui a contesté le résultat de la présidentielle devant la justice et refusé de féliciter son successeur, rappelait celle de l’ex-président américain Donald Trump, fin 2020 après sa défaite face à Joe Biden et juste avant l’attaque par ses propres partisans du Capitole à Washington.

L’investiture de Lula da Silva s’était pourtant déroulée sans encombre. "Peut-être y a-t-il eu un excès de confiance ? Peut-être s’est-on dit, puisque les choses se déroulaient bien, que l'appel à l'unité du Brésil lancé par le président avait été entendu ?", s’interroge Pascal Drouhaud, "c’est un violent retour à la réalité".

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