Birmanie : suite au coup d’État, la violente répression des manifestants s’intensifie

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Birmanie : suite au coup d’Etat, la violente répression des manifestants s’intensifie
France 2
Article rédigé par
H.Huet, JC.Lambard - France 2
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En Birmanie, le bilan des manifestations pro-démocratie est lourd, dimanche 28 février. Huit à 30 morts sont à déplorer, et près de 500 personnes ont été arrêtées.


Les affrontements se poursuivent, dimanche 28 février, en Birmanie. Les images sont dramatiques : des manifestants qui bravent la police accroupis derrière de dérisoires boucliers, des tirs qui fusent et un homme qui s’écroule, mortellement blessé. Sans même sortir de son camion, un policier vise la foule. À Dawei, dans le sud de la Birmanie, la journée a été sanglante : cinq morts pour cette seule localité, ainsi que de nombreux blessés sont à déplorer.

Les partisans d’Aung San Suu Kyi déterminés


À Rangoun, la capitale économique du pays, la répression est montée d’un cran. Les forces de l’ordre n’ont pas hésité à tirer à balles réelles. Malgré la peur et les morts, les contestataires sont déterminés à ne pas céder la rue aux militaires. "Ils nous tirent dessus, je le sais mais je m’en moque, commente une manifestante. J’ai dit au revoir à ma famille au cas où je ne pourrais pas revenir." Tous exigent le retour d'Aung San Suu Kyi, l’ex-Premier ministre et prix Nobel de la paix, vénérée en Birmanie. Depuis que son gouvernement a été renversé il y a un mois par une junte militaire, il ne se passe pas un jour sans manifestations.

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